Equateur: la Cour constitutionnelle dépénalise l’avortement en cas de viol

Cette décision entraîne la modification de la loi qui jusqu’ici n’autorisait l’avortement en cas de viol que si la femme souffrait d’un handicap mental.

La résolution de la Cour « qui dépénalise l’avortement en cas de viol est possible grâce aux femmes et aux collectifs féministes qui ont lutté pour une société plus juste et égalitaire. Sans elles, ce qui aujourd’hui est loi n’aurait pas été possible », a souligné M. Carrion sur son compte Twitter.

Son bureau a ajouté sur le même réseau social que la Cour, qui répond « à plusieurs actions en inconstitutionnalité, dont celle du Défenseur du peuple, a franchi une étape importante vers une égalité réelle dans notre société. A partir d’aujourd’hui, aucune femme violée ne sera incriminée, à partir de maintenant, elles seront protégées par l’Etat ».

La résolution a été adoptée par sept magistrats contre deux pour déclarer l’inconstitutionnalité des articles 149 et 150 du code pénal équatorien concernant l’interruption volontaire de grossesse (IVG) suite à un viol, selon la même source.

Le code prévoit jusqu’à trois ans de prison en cas d’IVG, établissant aussi une exception en cas de risque pour la santé de la femme enceinte.