En Pologne, le parti majoritaire à la manœuvre d’un « coup d’État constitutionnel »

En pleine pandémie de Covid-19, le parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir en Pologne s’entête à maintenir les présidentielles, dont le premier tour doit avoir lieu le 10 mai.

Lundi, le Parlement a voté une loi prévoyant que le vote se fera par correspondance pour réduire les risques de propagation du coronavirus. Mais la mesure n’est pas encore entérinée et pose de sérieux doutes quant au respect des principes démocratiques et constitutionnels. Pour Piotr Buras, qui dirige le bureau de Varsovie du think tank European Council on Foreign Relations, un centre de recherches et d’études, cette loi s’apparente à « un coup d’État constitutionnel ».

Pourquoi le PiS refuse-t-il d’ajourner ce scrutin ?