En Espagne, les élections anticipées ne signifient pas la fin de la crise

Les socialistes pourraient sortir renforcés du scrutin anticipé. Mais rien ne garantit la formation d’un gouvernement.

Le socialiste Pedro Sanchez avait jusqu’au 23 septembre pour former un gouvernement, une mission devenue presque impossible dans un paysage politique espagnol polarisé et morcelé. Constatant l’échec annoncé des négociations, après cinq mois de tergiversations, d’élucubrations et de jeux politiques, le roi a déjà conclu cette semaine qu’il « n’existe aucun candidat ayant les soutiens nécessaires » pour former un exécutif. Après la dissolution du Parlement ce lundi, les Espagnols seront donc appelés aux urnes le 10 novembre pour la quatrième fois en quatre ans.

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