Discussions sur le nucléaire iranien: les négociateurs actent des « progrès »

Le dialogue entre les représentants de la Chine, de la France, de l’Allemagne, de la Russie, du Royaume-Uni et de l’Iran vise à déterminer quelles sanctions Washington doit lever et quelles mesures Téhéran doit prendre pour revenir au plein respect de l’accord.

« Après d’intenses discussions, (…) des progrès ont été réalisés dans une tâche loin d’être facile », a déclaré sur Twitter à la fin de la réunion samedi le représentant de l’Union européenne (UE) Enrique Mora, qui préside les négociations.

L’ambassadeur russe à Vienne Mikhail Ulyanov a lui aussi parlé des « progrès dont les participants ont pris note avec satisfaction » ainsi que de la « détermination » de ces derniers « à poursuivre les négociations, en vue de mener à bien le processus dans les meilleurs délais ».

Vendredi, l’Iran a lancé sa production d’uranium enrichi à 60%, ce qui représente son désengagement le plus important jusqu’à présent de l’accord qu’il a signé dans la capitale autrichienne en 2015 avec les grandes puissances et l’Allemagne.

Le président américain Joe Biden a déploré le même jour une nouvelle entorse n’aidant « pas du tout » à sortir de l’impasse, mais il a « malgré tout » jugé Washington « satisfait de voir que l’Iran continue de participer aux discussions ».

Les Etats-Unis et l’Iran se parlent encore de manière indirecte par l’intermédiaire de l’UE.

L’ex-président américain Donald Trump a fait sortir son pays de l’accord en 2018 et rétabli les sanctions américaines, mais Joe Biden a dit vouloir le rejoindre, à condition que la République islamique renoue elle aussi avec les engagements nucléaires dont elle s’est progressivement affranchie.