Didier Reynders : « Le processus électoral en RDC a été chaotique »

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C’est ce qu’a indiqué jeudi sur la RTBF le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, affirmant pouvoir « comprendre les inquiétudes que l’on exprime déjà en plusieurs endroits ».

La commission nationale électorale indépendante (Céni) en RDC a proclamé cette nuit l’opposant Félix Tshisekedi, vainqueur de la présidentielle du 30 décembre, d’après les résultats provisoires. Cette victoire a aussitôt été contestée par Martin Fayulu, arrivé en deuxième position, qui a dénoncé un « putsch électoral ».

« Ce que l’on attend maintenant, c’est de voir la réaction des Congolais eux-mêmes ainsi que des observateurs qui ont eu l’occasion de voir comment se déroulait le dépouillement », a commenté M. Reynders.

« Nous avions demandé que les résultats soient publiés, la Céni vient de faire une publication provisoire, ça montre qu’il y a une évolution dans le débat aujourd’hui et dans le pays, en tout cas à travers l’élection d’un opposant au candidat du régime, mais c’est un processus qui a été chaotique », a-t-il poursuivi.

Le chef de la diplomatie belge a ajouté qu’il allait prendre connaissance des inquiétudes exprimées et ensuite réagir, notamment autour de la table du Conseil de sécurité de l’ONU.

La Commission européenne « prend note des résultats et du fait qu’ils sont contestés »

La Commission européenne a « pris note des résultats provisoires » de l’élection présidentielle en République démocratique du Congo, mais aussi du « fait qu’ils sont contestés par une partie de l’opposition », a affirmé jeudi une porte-parole de l’institution. « Nous attendons d’avoir un retour des missions d’observation sur place, notamment de certains de nos partenaires africains », a-t-elle ajouté, se refusant à faire d’autres commentaires pour l’instant.

La commission nationale électorale indépendante (Céni) en RDC a proclamé cette nuit l’opposant Félix Tshisekedi, vainqueur de la présidentielle du 30 décembre. Cette victoire a aussitôt été contestée par Martin Fayulu, arrivé en deuxième position, qui a dénoncé un « putsch électoral ».

La France a d’ores et déjà estimé que les résultats annoncés n’étaient « pas conformes » aux attentes et que l’opposant Fayulu était « a priori » le vainqueur.