Des tags anti-musulmans sur un centre culturel à Rennes indignent la France: « Totalement inacceptables »

« A deux jours du mois de Ramadan, les fidèles retrouvent leur mosquée taguée avec des phrases obscènes », a déploré le président du conseil régional du culte musulman, Mohammed Zaidouni, auprès de l’AFP. « Nous sommes les enfants de la République et nous nous retrouvons avec la haine la violence et la barbarie », a-t-il ajouté.

Les fidèles ont fait cette découverte dimanche lors de la prière du matin. « Non à l’islamisation », « Vive le Roy », « Mahomet prophète pédophile », « les croisades reprendront », « Charles Martel sauve nous », « France éternelle », « catholicisme religion d’Etat », pouvait-on lire sur des photos postées sur les réseaux sociaux.

Des croix , le chrisme ou une fleur de lys ont été également tagués sur les murs du centre Avicenne.

« Les fidèles étaient choqués par de telles obscénités. C’était violent. Notre communauté musulmane est vraiment triste », a déclaré M. Zaidouni, tout en appelant à « rester unis ».

« Il y a certains qui cherchent à semer la zizanie en France et nous sommes dans le devoir de préserver le pays. On va s’unir tout à l’heure pour que Dieu préserve notre pays, la France, car il n’y a pas pire que la discorde au sein d’un pays », a-t-il ajouté.

« Les nombreuses inscriptions anti-musulmanes sur les murs de la mosquée Avicennes de Rennes sont inacceptables. Toute ma solidarité avec les musulmans de notre pays », a réagi sur Twitter le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin en annonçant sa venue sur place « en fin de journée ».

« Des inscriptions anti-musulmans et injurieuses ont été découvertes sur les murs du centre culturel Avicenne. Ces actes n’ont pas leur place en France, ils n’ont pas leur place à Rennes. Tout mon soutien aux Rennais et particulièrement aux fidèles choqués par ces actes indignes », a twitté la maire socialiste de Rennes Nathalie Appéré.

A Nantes (ouest), la porte d’une mosquée a été détruite par un incendie dans la nuit de jeudi à vendredi, tandis qu’un homme de 24 ans revendiquant des idées néo-nazies a été mis en examen (inculpé) vendredi pour avoir menacé de s’en prendre à la mosquée du Mans.