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Des pigeons transformés en drones ne nous gouverneront-ils pas en Russie ?

Fin 2025, l’entreprise russe Neiry a présenté une technologie permettant de diriger des pigeons à distance grâce à des implants cérébraux. Selon l’entreprise, le risque d’accident serait comparable à celui d’un oiseau ordinaire.


Et si les pigeons des villes devenaient les nouveaux drones invisibles de demain ? Fin 2025, lors de sa conférence annuelle, l’entreprise russe Neiry a présenté une technologie permettant de diriger des pigeons à distance grâce à des implants cérébraux. Cette information, rapportée notamment par Le Parisien, décrit un dispositif qui est encore en phase avancée de tests, avec un essai grandeur nature annoncé comme imminent.

Spécialisée dans les interfaces cerveau-machine, la société équipe les oiseaux d’électrodes implantées dans le cerveau, reliées à un stimulateur placé sur leur dos et alimenté par de petits panneaux solaires. Les impulsions électriques agissent sur des zones cérébrales liées au mouvement, permettant de contrôler l’orientation du vol via un GPS, à la manière d’un drone classique, mais sans phase de dressage préalable.

Neiry met en avant la discrétion naturelle des pigeons en milieu urbain, leur faible niveau sonore et leur grande autonomie, qui peut atteindre jusqu’à 400 kilomètres par jour. Selon l’entreprise, le risque d’accident serait comparable à celui d’un oiseau ordinaire. Si la technologie fonctionne actuellement uniquement avec des pigeons, elle pourrait être adaptée à d’autres espèces comme les corbeaux ou les goélands afin d’augmenter la charge transportée.

La société affirme viser des usages civils, notamment dans l’agriculture ou la logistique, et assure respecter le bien-être animal. Cependant, des experts européens soulignent les enjeux éthiques liés à l’absence de consentement des animaux et s’interrogent sur d’éventuelles applications militaires, alors que Neiry a bénéficié de financements provenant d’un fonds d’État russe.