« Des erreurs ont été commises »: le directeur de l’hebdomadaire Le Point s’excuse auprès des députés Raquel Garrido et Alexis Corbière

Accusés par l’hebdomadaire Le Point d’employer une femme de ménage sans papier, Alexis Corbière et Raquel Garrido ont démenti tous les dires du journaliste qui les mettait en cause.

Dans un communiqué officiel, le couple de députés a déclaré qu’il s’agissait d’un « ramassis de mensonges ». « Le journaliste Aziz Zemouri, multi-condamné pour diffamation, nous impute les faits suivants, qui sont tous faux. Nous emploierions depuis un an, jour et nuit, comme femme de ménage, une dame algérienne de 36 ans ne disposant pas de papiers. C’est faux. Cette personne promènerait notre plus jeune enfant. C’est faux. Nous disposerions d’un logement à Paris. C’est faux. Nos enfants seraient scolarisés à Paris. C’est faux. Nous aurions promis des papiers à cette personne. C’est faux. Nous aurions eu des échanges par mail et par SMS avec cette personne. C’est faux » , insiste le communiqué.

Suite à la vive réaction des députés, des questions supplémentaires se sont visiblement posées au sein de la rédaction du Point et le directeur de l’hebdomadaire, Etienne Gernelle, a présenté ses excuses aux députés. « Les vérifications complémentaires que nous avons menées nous ont révélé que des erreurs et manquements à la prudence avaient été commis », note Etienne Gernelle.

« Le licenciement immédiat d’Aziz Zemmouri »

Le couple a déjà réagi aux excuses du directeur. « Je demande le licenciement immédiat d’Aziz Zemouri. Je n’en resterai pas là. Je ne pardonne pas qu’il s’en soit pris à nos enfants. Ma famille a trop souffert. Le tort causé est indélébile. Je remercie les citoyens et journalistes qui ont aidé à démonter la calomnie », note la députée sur Twitter.

Alexis Corbière demande lui aussi que des sanctions soient prises. « Cela ne peut en rester là. Toute la profession est concernée. C’est l’honneur du métier qui est en jeu et la confiance que les citoyens accordent à la presse. Des sanctions doivent être prononcées », réclame le député LFI.

Le chef de file de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a également défendu les députés et taclé le média. « Les calomniateurs de Corbière et Garrido avouent leur faux. Ils feraient bien de s’interroger sur la pente qu’ils ont pris et les raisons pour lesquelles ils utilisent de tels informateurs », note l’ancien candidat à la présidentielle.