Damas fustige le rapport « trompeur » de l’OIAC sur l’usage d’armes chimiques en 2017 (Mise à jour)

Damas a condamné jeudi le rapport publié la veille par l’Organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) sur l’usage par l’armée syrienne d’armes chimiques sur une localité du nord du pays en 2017, a rapporté l’agence officielle Sana.

« Le rapport de l’OIAC sur l’utilisation de substances toxiques dans la ville de Latamné en 2017 est trompeur et contient des conclusions infondées et fabriquées visant à falsifier les faits et à accuser le gouvernement syrien », selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères cité par l’agence Sana.

L’UE réclame des sanctions contre le régime de Damas

L’Union européenne a réclamé jeudi des « mesures appropriées » contre les responsables de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie, après la publication par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) d’un rapport accablant pour le régime syrien.

L’OIAC, basée à La Haye aux Pays-Bas, a désigné l’armée de Bachar al-Assad comme responsable d’attaques chimiques commises en Syrie il y a deux ans.

« Les personnes identifiées comme responsables de l’utilisation d’armes chimiques doivent être tenues pour responsables de ces actes répréhensibles », a affirmé le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell dans une déclaration au nom des 27 Etats membres.

L’Union européenne a déjà imposé des mesures restrictives à l’encontre de hauts fonctionnaires et de scientifiques syriens pour leur rôle dans la mise au point et l’utilisation d’armes chimiques et « est prête à envisager l’introduction de nouvelles mesures le cas échéant », a-t-il annoncé.

« L’utilisation d’armes chimiques par quiconque – qu’il s’agisse d’un État ou d’un acteur non étatique – en tout lieu, à tout moment et en toute circonstance, constitue une violation du droit international et peut être assimilée aux plus graves des crimes internationaux – les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité », a insisté Josep Borrell.

« L’impunité pour ces actes horribles ne sera pas tolérée. Il appartient maintenant à la communauté internationale d’examiner dûment le rapport et de prendre les mesures appropriées », a-t-il affirmé.

L’Union européenne (…) est déterminée à faire en sorte que cette violation manifeste des principes fondamentaux de la convention reçoive la réponse la plus ferme possible des États parties à la convention sur les armes chimiques », a-t-il ajouté.

« L’obligation de rendre des comptes est essentielle pour empêcher la réapparition des armes chimiques », a-t-il conclu.

Il y a deux ans, en avril 2017, deux avions et un hélicoptère de l’armée de l’air syrienne ont lâché des bombes contenant du sarin et du chlore sur Latamé, une localité du nord syrien, « affectant » une centaine de personnes, accuse l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).