Daesh : 7.000 détenus de Syrie seront déplacés vers l’Irak.
Les Etats-Unis ont engagé le transfert de détenus du groupe Etat islamique (EI) de la Syrie vers l’Irak voisin pour « garantir que les terroristes restent dans des centres de détention sécurisés ». Selon le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), « les forces américaines ont transporté avec succès 150 combattants de l’EI détenus dans une prison de Hassaké, en Syrie, vers un lieu sûr en Irak ».
Dans un contexte d’instabilité dans le nord-est de la Syrie, les États-Unis ont commencé à transférer des détenus du groupe État islamique (EI) vers l’Irak. L’objectif est de « garantir que les terroristes restent dans des centres de détention sécurisés », a déclaré mercredi l’armée américaine.
Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a indiqué que « les forces américaines ont transporté avec succès 150 combattants de l’EI détenus dans une prison de Hassaké, en Syrie, vers un lieu sûr en Irak ». Il a également précisé que « jusqu’à 7.000 prisonniers du groupe EI pourraient être transférés de Syrie vers des structures contrôlées par l’Irak ».
Ces transferts sont motivés par les risques découlant des récents affrontements entre l’armée syrienne et les forces kurdes, qui mettent en danger la sécurité des prisons et des camps où se trouvent des membres de l’organisation djihadiste. Mardi soir, le pouvoir syrien a annoncé un cessez-le-feu, tout en accusant mercredi les forces kurdes de l’avoir violé, affirmant vouloir étendre son autorité sur l’ensemble du pays.
Pour Washington, l’objectif est d’éviter des évasions qui pourraient avoir des répercussions sur la région. L’amiral Brad Cooper a déclaré : « Œuvrer au transfert ordonné et sécurisé des prisonniers du groupe EI est essentiel pour éviter des évasions qui constitueraient une menace directe pour les États-Unis et la sécurité régionale ». Il a ajouté que « nous travaillons en étroite collaboration avec nos partenaires régionaux, dont le gouvernement irakien ». De son côté, l’émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack, a considéré mardi que « la mission initiale » des forces kurdes, à savoir la lutte antidjihadiste, était terminée.

