« Daech, le dilemme de la justice » nous plonge dans les rouages d’une justice tunisienne qui louvoie

« Daech, le dilemme de la justice » est un documentaire intéressant qui traite d’un sujet très délicat : le droit des accusés de crimes terroristes à un procès équitable. Le réalisateur français, Christophe Cotteret, consacre les trois-trois premières minutes de son documentaire à la Tunisie. Il explique que ce petit pays qui n’a pas encore dépassé le stade embryonnaire de la démocratie se trouve confronté à véritable dilemme dans lequel la logique sécuritaire s’inscrit en faux contre le respect des droits de l’Homme.

Les témoignages des avocats de djihadistes (Imen Trigui et Anouar Ouled Ali), des magistrats antiterroristes (le juge du pôle antiterroriste et le procureur de la République de Tunis Béchir Akremi) et des familles des jeunes soupçonnés de terrorisme n’apportent rien de nouveau au public tunisien. Néanmoins, ce documentaire a le mérite de nous plonger dans les rouages d’une justice tunisienne qui louvoie et tergiverse un peu trop dans les affaires liées au terrorisme.

Le réalisateur, quant à lui, fait preuve d’une naïveté sidérale en observant les choses à travers le prisme droit-de-l’hommiste. « Daech, le dilemme de la justice » a été conçu dans une optique islamo-gauchiste qui considère trop facilement le recours à la force policière et militaire comme une violation des droits fondamentaux.

Bref, un film documentaire qui mérite d’être sous-titré en arabe avant d’être expédié à El Jazira Documentary Channel.

Pierrot LeFou