Cuba: Washington sanctionne le ministre de la Défense mais prévient que ce n’est « qu’un début »

« Ce n’est qu’un début. Les Etats-Unis vont continuer à sanctionner les responsables de l’oppression contre le peuple cubain », a prévenu le président Joe Biden dans un communiqué, condamnant « sans ambiguïté les arrestations massives et les simulacres de procès » visant « ceux qui osent parler ».

Il a promis de « faire pression sur le régime pour qu’il libère immédiatement les prisonniers politiques injustement détenus, rétablisse l’accès à internet et permette aux Cubains de jouir de leurs droits fondamentaux ».

« Le peuple cubain manifeste pour les droits fondamentaux et universels que leur gouvernement doit leur garantir », a déclaré pour sa part la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen dans un communiqué, affirmant qu’elle continuerait à appliquer les sanctions contre l’île pour soutenir « leur quête de démocratie ».

Aux cris de « Nous avons faim », « A bas la dictature », des manifestations ont eu lieu le 11 juillet sur l’île communiste et se sont poursuivies sporadiquement le lendemain. A l’issue de ces rassemblements, qui ont fait un mort et des dizaines de blessés, une centaine de personnes ont été arrêtées, selon diverses organisations de l’opposition.

Au-delà des sanctions, Joe Biden a confirmé que son gouvernement envisageait d’autoriser les transferts d’argent de particuliers vers Cuba et s’est engagé à accroître les effectifs de l’ambassade des Etats-Unis à La Havane pour « fournir des services consulaires aux Cubains » — ce qui pourrait se traduire à terme par des visas américains pour ceux qui souhaitent quitter le pays.