Cuba confirme des discussions avec les Etats-Unis de Donald Trump
Des responsables cubains ont mené récemment des discussions avec des représentants du gouvernement des Etats-Unis, comme l’a déclaré vendredi Miguel Diaz-Canel, le président cubain. La Havane a annoncé la libération prochaine de 51 prisonniers sous l’égide du Vatican, médiateur historique entre Cuba et les Etats-Unis.
« Des responsables cubains ont récemment mené des discussions avec des représentants du gouvernement des États-Unis. » C’est ce qu’a déclaré vendredi Miguel Diaz-Canel, le président cubain, lors d’une intervention diffusée à la télévision. « Ces discussions avaient pour but de rechercher des solutions, par la voie du dialogue, aux différends bilatéraux qui existent entre nos deux nations », a ajouté le chef de l’État devant les plus hautes autorités du pays, y compris des membres du Bureau politique et du secrétariat du comité central du Parti communiste cubain (PCC).
Raul Guillermo Rodriguez Castro, le petit-fils de l’ex-dirigeant Raul Castro (2006-2018), était en première position. Bien qu’il n’ait pas de fonction officielle au sein du gouvernement, des médias américains l’ont récemment mentionné comme l’interlocuteur du chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, lors de discussions secrètes.
Libération prochaine de 51 prisonniers
Le Mexique a salué ces pourparlers : « Le Mexique défendra toujours la paix et le dialogue diplomatique, en particulier face à cette injustice qui dure depuis de nombreuses années à l’encontre du peuple cubain avec le blocus », a déclaré la présidente de gauche Claudia Sheinbaum, en référence à l’embargo américain en vigueur depuis 1962. Récemment, Mexico a envoyé plus de 2 000 tonnes d’aide humanitaire à Cuba.
Miguel Diaz-Canel a ajouté que « des facteurs internationaux ont facilité ces échanges » sans fournir davantage de détails, mais dès jeudi soir, La Havane avait annoncé la libération prochaine de 51 prisonniers sous l’égide du Vatican, qui est un médiateur historique entre Cuba et les États-Unis.
Un blocus et 9,6 millions d’habitants en proie à la misère
Le président américain Donald Trump, qui multiplie les déclarations offensives contre Cuba, affirmait depuis mi-janvier que des négociations étaient en cours avec de hauts responsables de l’île. La Havane avait jusqu’alors démenti de tels contacts.
Washington impose depuis janvier un blocus énergétique de facto à Cuba, citant la « menace exceptionnelle » que représenterait l’île communiste, située à seulement 150 km des côtes de la Floride, sur la sécurité nationale américaine. Le pays, qui compte 9,6 millions d’habitants et qui est déjà secoué par une profonde crise économique, fait face à d’importantes pénuries de carburant et à des coupures d’électricité prolongées.

