Covid-19 : Un avion de l’armée russe chargé d’équipements médicaux arrive à New York

Un avion de l’armée russe chargé de matériel médical et de masques de protection a décollé mercredi 1er avril d’une base proche de Moscou à destination des Etats-Unis.

Un avion des Forces aérospatiales russes envoyé par Moscou avec une cargaison de masques de protection et d’équipements médicaux a atterri à New York, a annoncé la représentation permanente de la Russie auprès de l’Onu.

Un Antonov An-124-100 Rouslan des Forces aérospatiales russes transportant des équipements médicaux, des masques de protection et des désinfectants s’est posé à l’aéroport JFK de New York ce mercredi 1er avril, a déclaré la représentation permanente de la Russie auprès de l’Onu.

«L’avion a atterri», a indiqué la représentation permanente de Russie.

********

Des escales en Irlande et au Canada

Selon les sites Internet occidentaux qui surveillent les vols des avions militaires et le site Flightradar24, l’avion de transport militaire An-124 avait fait des escales à l’aéroport international de Shannon, en Irlande, puis à Goose Bay au Labrador (Canada), avant d’arriver aux États-Unis.

L’appareil militaire russe a décollé de l’aérodrome de Tchkalovski, près de Moscou, ce mercredi 1er avril. Un accord sur l’envoi de cette aide humanitaire a été conclu lors d’une conversation téléphonique entre les Présidents Poutine et Trump.

L’agence de presse Reuters avait précédemment annoncé que le département américain de la Sécurité intérieure avait pratiquement épuisé ses réserves d’urgence de moyens de protection individuelle utilisables pour endiguer la propagation du nouveau coronavirus.

La Russie aide aussi l’Italie

Avant d’envoyer de l’aide aux États-Unis, la Russie a dépêché 15 avions en Italie, le pays européen le plus touché par la pandémie, entre les 22 et 25 mars. Ils y ont transporté une centaine de médecins russes ainsi que des équipes d’infirmiers et des équipements de diagnostic et de désinfection.

Le coronavirus a tué 4 076 fois aux Etats-Unis

La peur s’installe aux Etats-Unis, de New York, vivant désormais au rythme d’une mortalité qui s’intensifie, aux grandes villes de Chicago et de La Nouvelle Orléans, où la situation s’aggrave, en passant même par l’Etat rural du Montana, pourtant encore peu touché.

Le Covid-19 fait sa loi, il bat tous les records mondiaux sur le territoire américain : celui du nombre de décès qui a passé le cap des 4 000, 4 076 exactement en ce 1er avril – soit plus que le bilan officiel de la Chine, de 3 305 morts -, celui du nombre de disparus par jour, de 865 – proche du record du 27 mars dernier en Italie, de 969 -, enfin de la quantité de personnes infectées, 189 633 -au compteur de l’université Johns Hopkins -, quantité la plus importante dans le monde, et de loin.

De la douleur en perspective

Donald Trump a d’ailleurs fini par comprendre. Les épidémiologistes qui le renseignent et le conseillent mettent en garde, la pire prédiction de 100 000 à 200 000 morts dans le pays pourrait tourner à un bilan catastrophique de 1,5 à 2,2 millions de décès si de réelles et strictes mesures de confinement ne se mettent pas en place à une plus forte cadence.

Le président américain a donc déclaré avec gravité : « Nous allons traverser deux semaines très difficiles (…) deux semaines très très douloureuses »

New York, vaste hôpital de campagne

L’Etat de New York est au coeur du brasier de la pandémie, plus de 1 550 de ses habitants sont déjà tombés sous les coups du nouveau coronavirus. Et le pic de la propagation n’est attendu que d’ici une vingtaine de jours. Le gouverneur, Andrew Cuomo, qui a confié que son frère était contaminé, a préparé ses concitoyens :

« Calibrez vos attentes pour ne pas être déçus chaque jour au réveil »

New York City n’est plus que l’ombre d’elle-même, une ville fantôme où la mort l’emporte sur la vie. La « grosse pomme » s’est transformée en énorme hôpital de campagne car elle croule sous les malades.

Son emblématique Central Park (photo ci-dessus), à Manhattan, est maintenant un camp de tentes médicales qui peut accueillir des dizaines de personnes infectées par le Covid-19. Quant au centre de conférences Javits Center, où des soldats du génie de l’armée de terre ont installé environ 3 000 lits, il permet à partir d’aujourd’hui 1er avril de soulager les établissements hospitaliers new-yorkais en hébergeant des patients souffrant d’autres maux que le coronavirus.

**********