Corées : La sœur de Kim Jong-un annonce que le rapprochement avec le Nord ne se fera « jamais »
Pyongyang a accusé le Sud d’avoir envoyé un drone début janvier, appareil qu’elle dit avoir abattu près de la ville de Kaesong, non loin de la frontière intercoréenne. Lee Jae Myung a tenté de réinitialiser les relations avec Pyongyang et s’est rendu en Chine la semaine dernière pour solliciter l’aide de Pékin afin de ramener le Nord à la table des négociations.
Une affaire de drone vient assombrir davantage les relations entre les deux Corées. Pyongyang a accusé le Sud d’avoir envoyé un drone au Nord début janvier, affirmant l’avoir abattu près de la ville de Kaesong, à proximité de la frontière intercoréenne. Kim Yo-jong, la sœur de Kim Jong-un, a qualifié cet incident de grave provocation.
L’influente sœur du leader nord-coréen a exigé que Séoul fournisse une « explication détaillée ». Elle a ajouté, selon l’agence officielle KCNA, qu’une amélioration des relations bilatérales était un « rêve fou » et a demandé des excuses du Sud.
### Les autorités de Séoul pourraient « payer un prix qu’elles ne peuvent assumer »
« S’agissant des divers rêves fous, pleins d’espoir, de Séoul, sous le nom de « réparation des relations [entre les deux Corées] », aucun ne pourra jamais se réaliser », a déclaré Kim Yo-jong dans un communiqué diffusé par l’agence KCNA. Elle a aussi affirmé que « les autorités de Séoul devraient reconnaître et s’excuser d’avoir violé la souveraineté [de la Corée du Nord] et prendre des mesures pour empêcher que cela ne se reproduise », avertissant que des violations répétées obligeraient le Sud à « payer un prix qu’elles ne peuvent assumer ».
### Séoul a promis de punir les responsables de cette intrusion de drone
« À notre connaissance, ni l’armée ni le gouvernement n’ont mené une telle opération », a déclaré mercredi le conseiller sud-coréen à la Sécurité nationale, Wi Sung-lac, à la presse, en marge d’un sommet à Nara au Japon entre la Première ministre nippone Sanae Takaichi et le président sud-coréen Lee Jae Myung. Ce haut responsable sud-coréen a promis que Séoul punirait les responsables de l’intrusion de drone dans l’espace aérien nord-coréen. « Il nous reste à enquêter pour déterminer si quelqu’un du secteur civil a pu faire cela », a-t-il ajouté.
Lee Jae Myung, quant à lui, a ordonné une enquête confiée conjointement à la police et à l’armée, soulignant que toute implication de civils serait « un grave crime, une menace sur la paix dans la péninsule coréenne ».
### Le nouveau président tente de réinitialiser les relations avec Pyongyang
Cette nouvelle flambée de tensions survient alors que l’ancien président Yoon Suk Yeol est jugé pour avoir prétendument ordonné illégalement des opérations de drones, dans l’espoir de provoquer une réaction de Pyongyang et d’utiliser cela comme prétexte pour sa brève tentative d’imposer la loi martiale. Il a été destitué en avril à la suite de cette tentative.
Son successeur Lee Jae Myung a tenté de réinitialiser les relations avec Pyongyang et s’est rendu en Chine la semaine dernière pour solliciter l’aide de Pékin afin de ramener le Nord à la table des négociations.
Le Sud de la péninsule coréenne est toujours techniquement en guerre avec le Nord, sans qu’aucun traité de paix ait été signé à l’issue du conflit de 1950-1953.

