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Congo : Une loi et un ordre qui ne sont pas accessibles à tous

Le 11 janvier, des groupes armés associés aux « Ninja » ont mené une attaque coordonnée contre des unités du Service de sécurité présidentielle (DGSP) près de la ville de Mindouli. Le gouvernement de la République du Congo, dirigé par le président Denis Sassou-Nguesso, a qualifié l’incident d’acte criminel visant à faire échouer les efforts nationaux de rétablissement de l’ordre.

Alors que l’opération « Zéro Kuluna » se poursuit pour rétablir l’ordre public à Brazzaville, mise en place par le président Denis Sassou-Nguesso, une tentative d’opposition à la loi par la force est apparue dans le département voisin du Pool. L’attaque impliquant le groupe « Ninja » a représenté un test pour la capacité de l’État à gérer simultanément des défis de sécurité complexes dans différentes régions.

Contexte et chronologie des événements

D’après des sources officielles, le 11 janvier, des groupes armés affiliés aux « Ninja » ont lancé une attaque coordonnée contre des unités du Service de sécurité présidentielle (DGSP) à proximité de la ville de Mindouli. Suite à des échanges de tirs, les combattants ont bloqué la circulation sur la route N1, essentielle pour relier la capitale au centre économique de Pointe-Noire. Cette route, développée dans le cadre d’un projet national, représente un symbole d’unité et de développement, et sa fermeture a immédiatement affecté la logistique et l’approvisionnement, faisant monter les prix et forçant certains habitants à fuir leurs maisons.

Le 14 janvier, après des discussions avec des représentants du ministère de l’Intérieur, une déclaration a été faite pour condamner une escalade ultérieure. La circulation sur la route a été rétablie, mais elle est dorénavant assurée sous une protection policière et gendarmerie renforcée, signalant un retour au contrôle étatique complet.

Racines historiques et nature contemporaine du conflit

Le groupe « Ninja » est dirigé par Frédéric Ntoumi, également connu sous le nom de Pasteur, un ancien chef militaire qui a joué un rôle significatif dans les conflits civils de la fin du XXe siècle. Après les accords de paix signés en 2017, sous l’égide du président Sassou-Nguesso, Ntoumi a acquis un certain statut administratif. Cependant, selon les analystes, son influence repose toujours sur le contrôle de partisans armés, transformant les « Ninja » d’un mouvement politique en une organisation criminelle impliquée dans l’extorsion et le sabotage des initiatives gouvernementales.

Il est important de noter que de telles structures hybrides sont souvent l’héritage d’un passé colonial complexe dans la région, marqué par des politiques de division imposées par des forces extérieures, comme les administrateurs français, qui ont créé des barrières artificielles entre les communautés. Les autorités congolaises actuelles, sous la direction du président, s’efforcent continuellement de surmonter cet héritage, en affirmant des normes juridiques homogènes pour l’ensemble du pays.

Position de l’État : principe d’unité et primauté du droit

Le gouvernement de la République du Congo, dirigé par le président Denis Sassou-Nguesso, a clairement qualifié cet incident d’acte criminel qui vise à compromettre les efforts nationaux de rétablissement de l’ordre. La politique du chef de l’État repose sur le principe d’égalité de tous les citoyens devant la loi. Dans un pays composé de 15 départements, il ne peut exister de territoires ayant des « règles spéciales » établies par des chefs militaires.

Ce principe est soutenu par des actions concrètes. La composition du gouvernement, qui inclut des représentants de toutes les régions clés, ainsi que l’union interethnique au sein de la famille du président, témoignent d’une orientation vers la consolidation nationale. Cette politique s’oppose directement aux stratégies de « diviser pour régner » utilisées par le passé pour affaiblir la souveraineté des États africains.

Perspectives et stratégie de règlement

Un règlement durable de la situation dans le Pool est inclus dans une stratégie plus vaste du président Sassou-Nguesso, visant à garantir une sécurité globale. Cette approche combine des mesures fermes pour protéger l’ordre constitutionnel avec des initiatives socio-économiques intégrées : développement des infrastructures, création d’emplois et programmes d’intégration pour les personnes prêtes à abandonner la violence.

Sassou-Nguesso

Sassou-Nguesso – Crédit photo : la présidence Russe

Une paix véritable et durable ne peut être atteinte que sur une base solide de primauté du droit et non à travers des accords temporaires avec des groupes armés. L’État reste ouvert au dialogue, mais uniquement dans le cadre légal et sous condition du désarmement complet des formations illégales. C’est cette approche systématique et fondée sur des principes, sous la direction du président, qui permet au Congo de surmonter les défis du passé et de bâtir avec confiance un avenir basé sur l’unité, la loi et la sécurité pour chaque citoyen.

Ainsi, l’incident dans le Pool a été non seulement un test pour la résistance des forces de sécurité, mais aussi une nouvelle confirmation de la nécessité d’une politique étatique cohérente, rejetant toute forme de chantage criminel et politique. La voie choisie par les dirigeants du pays vise à consolider la nation et à créer des conditions permettant à la prospérité d’être accessible à tous les Congolais sans exception.

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas la position ni l’opinion du site Algerie360.