Cerveau desséché, foetus dans un seau… Un étudiant fait une macabre découverte dans un laboratoire abandonné

Lors de sa première visite, en octobre 2020, le jeune homme expliquait avec étonnement que “tout avait été laissé sur place” depuis la fermeture de l’endroit, il y a dix ans. Parmi les documents et les imageries médicales, le jeune homme avait notamment trouvé des bocaux renfermant des organes humains ainsi qu’un foetus recroquevillé dans un seau. “Il y avait aussi un cerveau, laissé comme ça, desséché dans le sous-sol de la morgue. J’ai été choqué. Jamais en 4 ans d’Urbex, je n’étais tombé sur un truc pareil”, raconte-t-il au Parisien.

Des organes humains

Deux ans plus tard, le 3 juin 2022, le Britannique s’est une nouvelle fois rendu sur place. Constatant que rien n’avait changé, il décide cette fois de prendre des vidéos. Après avoir visionné ces images, Le Parisien a pu confirmer que le foetus et le cerveau étaient toujours là.

L’étudiant ne serait pas le premier à avoir constaté la présence de ces restes humains. L’endroit serait en effet très connu des fans d’Urbex. “Pénétrer dans ce lieu est très facile puisqu’il n’y a pas de sécurité”, a ajouté le principal intéressé.

”Tout n’avait pas été correctement nettoyé”

Invité à réagir, le directeur du site Émile-Roux confirme avoir appris en mai 2020 que “tout le matériel de recherche n’avait pas été complètement nettoyé à la sortie des occupants”. S’il affirme que tout a ensuite été évacué, le journal français prétend pour sa part que le laboratoire était encore “loin d’être vide” début 2023. Un coeur et un foetus ont été filmés les 1er et 6 janvier derniers, affirme-t-il. Malgré tout, l’hôpital nie fermement la présence d’un foetus sur le site.

Il est toutefois acquis que certains organes sont restés là plusieurs années après la fermeture de l’endroit. Pour Pierre Le Goz, membre de l’Académie de médecine et spécialiste de l’éthique, ces découvertes posent question. “On ne doit pas laisser des éléments du corps humain comme ça, à l’abandon”, explique-t-il. “Le respect du corps humain ne cesse pas avec la mort. Les restes des personnes décédées doivent être traités avec respect, dignité et décence.”