Cecilia Giménez, autrice de la restauration ratée du Christ, est décédée.
Cecilia Giménez, la peintre amateure qui avait restauré une peinture du Christ dans l’église de Borja, est décédée à l’âge de 94 ans ce lundi. Depuis la restauration de l’Ecce Homo, plus de 300.000 visiteurs se sont rendus à Borja, contribuant ainsi au tourisme local.
Son échec l’a rendue célèbre. Cecilia Giménez, la peintre amateur qui avait entrepris de restaurer une représentation du Christ dans la petite église de Borja (Espagne), est décédée ce lundi à l’âge de 94 ans, rapporte El Pais. La retraitée est décédée dans la maison de retraite où elle résidait depuis plusieurs années, a déclaré le maire de la ville qui lui a rendu hommage. Elle avait acquis la notoriété grâce à sa restauration de l’Ecce Homo de Borja, une fresque réalisée par Elias Garcia Martinez représentant Jésus Christ.
En 2012, sans informer la mairie, Cecilia Giménez s’est lancée seule dans la restauration de l’œuvre. Passionnée de peinture depuis toujours, l’Espagnole n’avait cependant pas les compétences nécessaires pour ce travail et a finalement pris conscience de son erreur. Lorsqu’elle a prévenu la mairie, il était déjà trop tard : la peinture était devenue une caricature grossière du Christ.
« Un avant et un après »
Le travail de Cecilia Giménez est rapidement devenu viral, donnant lieu à de nombreux mèmes sur les réseaux sociaux. Borja est même devenue une destination touristique, attirant de nombreuses personnes désireuses de voir de leurs propres yeux le célèbre Christ raté. « Il y a clairement eu un avant et un après », peut-on lire sur le site Internet du bureau de tourisme de la ville.
La mauvaise restauration a inspiré de nombreux détournements et créations, offrant au village espagnol une visibilité inespérée. Cadena SER précise que, depuis, plus de 300 000 visiteurs se sont déplacés sur place, soutenant ainsi le tourisme local. L’Ecce Homo est aujourd’hui « un atout pour la ville, qui nous permet de promouvoir notre héritage et notre économie, et tout ce que Borja représente », a conclu le maire.

