Brexit: la promesse de Jeremy Corbyn s’il arrive au pouvoir

Le chef de l’opposition travailliste britannique Jeremy Corbyn a indiqué mercredi qu’il organiserait un nouveau référendum sur le Brexit s’il arrivait au pouvoir, tout en se gardant d’indiquer quelle serait sa position lors de ce vote.

S’il remporte des élections législatives anticipées, de plus en plus probables au Royaume-Uni, Jeremy Corbyn a promis d’obtenir un nouvel accord de sortie avec Bruxelles incluant un maintien dans l’union douanière et de le soumettre au vote des Britanniques.

« Seul un gouvernement travailliste rendra le pouvoir au peuple. Arrêtons un Brexit sans accord, et laissons les gens décider », a écrit Jeremy Corbyn dans le journal The Guardian, à 43 jours de la date prévue pour le divorce avec l’Union européenne, le 31 octobre.

« Nous donnerons au peuple le dernier mot, avec le choix entre une offre crédible pour sortir et un maintien » dans l’UE, a-t-il poursuivi, sans prendre parti pour une option ou pour l’autre.

« Je m’engage à mener à bien ce que le peuple décidera, en tant que Premier ministre travailliste », s’est-il contenté d’affirmer.

« Nous sommes l’unique parti au Royaume-Uni à faire confiance aux citoyens britanniques pour prendre la décision », a-t-il ajouté.

Cette déclaration intervient avant le congrès annuel du Labour ce week-end à Brighton, où une fraction de son parti devrait le pousser à soutenir un maintien dans l’UE.

« Rester neutre sur le Brexit est une abdication honteuse de leadership », a taclé sur Twitter la Première ministre d’Ecosse Nicola Sturgeon, cheffe du parti indépendantiste écossais SNP, deuxième force de l’opposition au Parlement britannique, hostile au Brexit.

La veille, Jo Swinson, dirigeante du parti pro-européen Lib-Dem, troisième formation de l’opposition, a quant à elle promis de « stopper le Brexit » en révoquant l’article 50 du traité de Lisbonne, qui a déclenché le processus de sortie de l’UE.

Les Britanniques ont voté le Brexit avec 52% des voix lors d’un référendum en juin 2016. La Première ministre conservatrice Theresa May a négocié avec Bruxelles un accord de sortie rejeté par le Parlement. Son successeur Boris Johnson affirme se démener pour obtenir de l’UE un nouvel accord, sans exclure une sortie sèche le 31 octobre, même si le Parlement a voté début septembre pour un report de trois mois de l’échéance.