Bloomberg qui vend des casquettes « Not a socialist »: un nouveau coup de com’ qui passe mal

Michael Bloomberg multiplie les coups de communication. Il dépense des centaines de millions de dollars en publicité. Et si sa cible préférée reste Donald Trump, il s’en prend aussi indirectement aux autres candidats démocrates. Par exemple, il y a la possibilité, sur son site de campagne, d’acheter une casquette avec l’inscription « Not a socialist » (« pas un socialiste »). Une référence à Bernie Sanders, considéré comme le plus à gauche des candidats démocrates. Et ce n’est pas la première fois qu’il s’en prend à Bernie Sanders. Lors du neuvième débat démocrate, il avait déjà fait le parallèle entre Sanders et le communisme.

La casquette, en vente au prix de 17,76 dollars (en référence à l’année d’indépendance des Etats-Unis, 1776) est quant à elle en rupture de stock, affiche le site. Alors, réelle rupture de stock ou retrait de la mise en vente ? On peut se poser la question, car c’est le seul des « goodies » de campagne en rupture de stock et, surtout, Bloomberg a supprimé son tweet de promotion de la casquette après avoir été tourné en ridicule à son propos par certains internautes.

Une autre casquette, avec le slogan « I Like Mike », en référence au célèbre « I Like Ike » qui avait favorisé l’élection de Dwight « Ike » Eisenhower, ne s’est pour sa part pas attiré les foudres des internautes…

Les moqueries de Bloomberg

Bloomberg n’est pas à son coup d’essai en termes de campagne « dénigrantes », puisqu’il a visé Donald Trump à plusieurs reprises. Mais souvent, les coups de pubs n’ont pas eu l’effet escompté.

« Donald Trump triche au golf », « Le mur de Trump est tombé », « Donald Trump a perdu le vote populaire », « Trump mange son steak brûlé, Mike Bloomberg préfères le sien à point »: les slogans affichés sur des panneaux publicitaires ont été critiqué par plusieurs médias et autres citoyens. Soit le slogan n’était pas bien compris, soit il était tourné en dérision. Reste à voir comment va s’en sortir l’ancien maire de New York, qui mise gros sur le « Super Tuesday » du 3 mars, rendez-vous important des primaires qui pourrait être un tournant décisif pour les candidats.