Benoît XVI et son étonnante lettre sur les abus sexuels: « Bientôt, je serai face au juge ultime de ma vie »

Ce vendredi 11 février, cela fera neuf ans que le pape Benoît XVI – en latin et dans la stupeur générale – annonçait renoncer à la charge pontificale. Depuis, Joseph Ratzinger vit dans la discrétion l’existence dont il a sans doute toujours rêvé : une vie de prière, de lecture, d’écriture, ponctuée par quelques visites, des promenades dans les jardins du Vatican et par l’écoute inévitable des œuvres de Bach, « un auteur qui exprime irrésistiblement la présence de la vérité de Dieu », avait-il écrit. L’actualité le rattrape cependant. Le 20 janvier en Allemagne, le rapport indépendant du cabinet Westpfahl Spilker Wastl l’accusait d’avoir couvert des prêtres abuseurs et d’avoir été négligent dans quatre affaires d’abus commis dans l’archevêché de Munich dont il fut à la tête de 1977 à 1982.

Ce 8 février, Benoît XVI, âgé de 94 ans, a tenu à répondre par deux documents. Le premier est un texte juridique dont il a supervisé la rédaction. « En tant qu’archevêque, le cardinal Ratzinger n’a été impliqué dans aucun acte de dissimulation d’abus », assure ce document, évoquant des informations « inexactes » contenues dans le rapport allemand. Le deuxième est une lettre…