« Baby Shark », « Libérée, délivrée » ou « Macarena » en boucle: comment la police néo-zélandaise tente de faire fuir les manifestants anti-mesures sanitaires

Alors que le « Convoi des libertés » prend de l’ampleur un peu partout dans le monde et que d’importantes perturbations sont notamment à prévoir à Bruxelles ce lundi, la Nouvelle-Zélande fait elle aussi face à des mouvements de grogne contre les mesures sanitaires en vigueur.

Depuis mardi, des centaines de manifestants sont rassemblés devant le Parlement néo-zélandais, à Wellington, pour faire part de leur colère. Les protestataires se sont organisés pour faire perdurer leur action, en installant notamment des tentes et des tonnelles pour rester sur place jour et nuit. La police locale a tenté en vain de disperser le mouvement en milieu de semaine, provoquant des échauffourées et des émeutes.

"Baby Shark", "Libérée, délivrée" ou "Macarena" en boucle: comment la police néo-zélandaise tente de faire fuir les manifestants anti-mesures sanitaires
©AFP

Face à l’immobilité des manifestants, les forces de l’ordre ont changé de tactique ce week-end, en utilisant une méthode pour le moins inhabituelle. Des haut-parleurs ont ainsi été installés, diffusant des tubes entêtants en boucle, et ce à volume maximal, pour tenter d’irriter les contestataires. Les chansons « Macarena » ou « Copacabana » sont jouées en boucle, mais aussi le titre « Baby Shark », véritable carton chez les jeunes enfants. La chanson de la Reine des Neiges, « Let it Go », fait également partie de la sélection musicale « irritante », tout comme le tube « You’re beautiful » de James Blunt.

Des tuyaux d’arrosage ont également été déployés pour mouiller les tentes et les effets personnels des manifestants, créant des flaques de boues sur la parcelle de gazon réquisitionnée par les protestataires.

Pas de quoi refroidir les manifestants pour autant. Ce lundi, ils étaient encore des centaines devant le Parlement, relate la BBC.