« Aussi paradoxal que cela semble, le choc du Brexit a renforcé notre union »

La présidente désignée de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a estimé vendredi que le « choc du Brexit » avait « renforcé » l’Union européenne.

« Aussi paradoxal que cela semble, le choc du Brexit a renforcé notre union. Car il ne montre pas seulement ce que cela signifie de quitter l’UE mais aussi ce que chaque pays gagne en faisant partie de l’Union européenne », a affirmé l’Allemande à Berlin à la veille des célébrations du 30e anniversaire de la chute du Mur de Berlin.

Elle répond à Macron

La présidente désignée de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a qualifié vendredi l’Otan de « remarquable » institution, au lendemain des critiques du président français Emmanuel Macron qui a parlé d’une Alliance atlantique en état de « mort cérébrale ».

« En dépit de tous les remous des dernières semaines, je trouve que l’Otan s’est montrée remarquable en tant qu’écran protecteur de la liberté », a affirmé l’Allemande dans un discours à Berlin à la veille des célébrations du 30e anniversaire de la chute du Mur de Berlin.

« L’Histoire de l’Europe ne peut pas être racontée sans celle de l’Otan », a-t-elle ajouté, insistant sur le fait qu’il s’agissait de « la plus puissante alliance de défense dans le monde »

Le président français Emmanuel Macron avait jugé jeudi que l’Alliance atlantique était en état de « mort cérébrale », déplorant le manque de coordination entre les Etats-Unis et l’Europe et le comportement unilatéral de la Turquie, membre de l’Alliance atlantique, en Syrie.

Il faut « clarifier maintenant quelles sont les finalités stratégiques de l’Otan », avait-il ajouté dans un entretien avec The Economist.

En visite en Allemagne, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a lui aussi jugé vendredi que l’Otan courait « le risque de devenir obsolète » si les dirigeants ne respectaient pas leurs engagements, en particulier de financement.

Une critique à peine voilée à l’égard de l’Allemagne, très critiquée par Washington pour être très éloignée de l’objectif que se sont fixés les pays membres de l’Alliance atlantique, de tendre vers une part de 2% de leur produit intérieur brut consacrée aux dépenses militaires. Berlin est autour de 1,2%.

Dans une réaction inhabituellement ferme à l’égard de son principal partenaire en Europe, la chancelière allemande Angela Merkel a jugé pour sa part jeudi « radicale » la vision d’Emmanuel Macron sur l’Otan.

« Je ne pense pas qu’un tel jugement intempestif soit nécessaire, même si nous avons des problèmes, même si nous devons nous ressaisir », avait-elle ajouté.