Assemblée générale des Nations Unies: Belgique, Europe et RD Congo mettent en avant la lutte contre les violences sexuelles

« Qu’il s’agisse de filles ou de garçons qui soient violés en Ukraine ou en République Centrafricaine, qui soient les esclaves sexuels de l’Etat islamique ou des mères qui enfantent après des violences: les survivants ont chacun leur propre, leur terrible histoire. Ce dont ils ont besoin, ce sont des solutions sur mesure », a expliqué la ministre des Affaires étrangères, Hadja Lahbib.

La ministre belge a inclus dans ces solutions les soins de santé, l’assistance psychosociale et les coûts d’une reconstruction mais, à ses yeux, les victimes ont surtout besoin de justice. Une gageure puisque la toute grande majorité de ces crimes reste impunie. Mme Lahbib a donc insisté pour faire de la collecte et de la conservation des preuves une priorité.

Les violences sexuelles sont punissables devant la Cour pénale internationale (CPI) mais il a fallu près de 20 ans pour que cette juridiction prononce pour la première fois une condamnation. L’an dernier, la Cour a accordé des dommages-intérêts de 30 millions de dollars à des enfants soldats et des victimes de violences sexuelles par l’ex-seigneur de la guerre congolais Bosco Ntaganda.

La Belgique contribue à la CPI, au Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme et soutient d’autres organisations actives dans la lutte contre les violences sexuelles dans les zones de guerre, et sa diplomatie veille à inscrire ce thème de manière systématique dans l’agenda international.