Après avoir dénoncé le traitement des Ouïghours par la Chine, Boris Johnson met en garde contre une « sinophobie irréfléchie »

« Je ne veux pas que ce pays ou ce gouvernement vacille vers une position de sinophobie irréfléchie », a-t-il déclaré devant un comité réunissant les présidents des différentes commissions parlementaires. « Il y a un équilibre à trouver », a-t-il ajouté.

Mardi, dénonçant la « barbarie » de Pékin envers les Ouïghours, le gouvernement britannique a annoncé des mesures pour empêcher les marchandises liées au travail forcé présumé de cette minorité musulmane dans la région du Xinjiang d’arriver jusqu’aux consommateurs britanniques.

Il a aussi suscité la colère de la Chine en s’élevant contre la loi controversée sur la sécurité nationale à Hong Kong, la considérant comme une grave violation du traité sino-britannique sur la rétrocession de l’ancienne colonie britannique à la Chine en 1997.

L’équipementier chinois Huawei, accusé d’espionnage par Washington, a lui été exclu du réseau 5G britannique. Un projet de loi en ce sens a été présenté en novembre au Parlement.

Boris Johnson a cependant estimé possible pour le Royaume-Uni de maintenir des relations bilatérales avec la Chine.

« Je veux un monde dans lequel nous pouvons avoir de bonnes relations avec la Chine, où nous pouvons interagir avec la Chine et parler ouvertement avec la Chine », a-t-il dit. « Parler avec franchise et dénoncer les violations des droits humains ne devrait pas nous empêcher d’avoir une relation productive, quand c’est possible ».