Afghanistan: le chef du service de communication du gouvernement assassiné

« Malheureusement, les brutaux et sauvages terroristes ont commis un nouvel acte lâche et tué un patriote afghan qui résistait à la propagande ennemie (…), Dawa Khan Menapal, lors de la prière du vendredi » dans la capitale, a déclaré le porte-parole du ministère, Mirwais Stanikzai, dans un message WhatsApp à destination des médias.

« Il y a quelques minutes, le chef du centre gouvernemental des médias et de l’information de l’administration de Kaboul a été tué dans une attaque spéciale menée par des moudjahidine », a confirmé un porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, également via WhatsApp.

Les talibans n’ont donc pas mis longtemps à mettre à exécution leur menace et à prouver, une nouvelle fois, qu’ils pouvaient frapper où bon leur semble dans la capitale.

Ils avaient promis mercredi de mener de nouvelles opérations de « représailles » contre de hauts responsables gouvernementaux, en réponse à la campagne de bombardements aériens de l’armée afghane.

Celle-ci, comme l’armée américaine, a procédé ces derniers jours à de multiples frappes aériennes pour tenter d’enrayer l’avancée des talibans sur plusieurs centres urbains majeurs.

Les talibans avaient fait cette annonce en revendiquant l’attaque mardi à Kaboul contre le domicile du ministre de la Défense, le général Bismillah Mohammadi, qui a fait au moins huit morts. Le ministre en était lui sorti sain et sauf.

Ancien journaliste, Dawa Khan Menapal avait auparavant été le porte-parole adjoint du président afghan, Ashraf Ghani.

Les talibans se sont emparés ces trois derniers mois de vastes territoires ruraux et de postes-frontières clés lors d’une offensive éclair lancée à la faveur du retrait des forces internationales, qui doit être complètement achevé d’ici le 31 août.

Après avoir rencontré une faible résistance dans les campagnes, ils dirigent depuis quelques jours leurs offensives sur les grands centres urbains, encerclant plusieurs capitales provinciales, où des combats meurtriers, notamment pour les civils, les opposent aux forces gouvernementales.