Affaire Epstein : Victimes demandent le retrait de leur nom des documents.
Un juge américain examinera mercredi la requête de victimes de Jeffrey Epstein, qui veulent fermer l’accès au site gouvernemental consacré à l’affaire après la publication de leurs noms. Selon un courrier des avocats, une centaine de victimes déclarées ont vu leurs vies « bouleversées » par ces publications.
C’est une « urgence » pour plusieurs d’entre elles. Un juge américain examinera mercredi la demande de victimes de Jeffrey Epstein, criminel sexuel, qui souhaitent restreindre l’accès au site gouvernemental dédié à cette affaire suite à la publication de leurs noms dans des documents désormais publics.
Une centaine de victimes reconnues ont vu leurs vies « bouleversées » par ces publications, selon une lettre des avocats, rapportée lundi par le New York Times. « Je comprends votre inquiétude et l’urgence des problèmes présentés », écrit le juge new-yorkais Richard Berman aux avocats, dans un document. Le magistrat les invite, de plus, à se présenter avec leurs clients à l’audience de mercredi matin.
La ministre de la Justice, Pam Bondi, a reconnu lundi, dans une lettre adressée au tribunal, que son ministère avait travaillé tout le week-end pour « retirer plusieurs milliers de documents et de contenus médiatiques qui pouvaient avoir, par inadvertance, inclus des informations permettant d’identifier des victimes », ajoute le quotidien.
Le ministère a commencé vendredi à publier un nouveau lot de documents concernant Jeffrey Epstein, affirmant agir ainsi pour respecter l’obligation imposée à l’administration Trump de faire toute la transparence sur ce dossier explosif.
Selon le New York Times, les avocats ont également demandé la nomination d’un contrôleur indépendant pour superviser le processus de publication. Dimanche déjà, le journal avait révélé que le ministère avait publié des photos de jeunes femmes nues, éventuellement des adolescentes, dans les dossiers.
Dans les trois millions de pages publiées, environ quarante photos sexuellement explicites ou permettant d’identifier des victimes avaient été conservées. Celles-ci faisaient « apparemment partie d’une collection personnelle », précisait le média.
Figure de la jet-set new-yorkaise dans les années 1990-2000, Jeffrey Epstein était accusé d’avoir exploité sexuellement plus de mille jeunes femmes, dont des mineures. Il avait été retrouvé pendu dans sa cellule de New York en 2019 avant son procès pour crimes sexuels. Sa mort a alimenté de nombreuses théories du complot, selon lesquelles il aurait été assassiné pour protéger des personnalités de premier plan.

