Affaire Epstein : Vente en ligne de vêtements liés au délinquant sexuel dénoncée.
Le collectif Mouv’Enfants a dénoncé la présence sur plusieurs plateformes de vente de sweats reprenant les initiales « JEE » pour Jeffrey Edward Epstein et a appelé à leur retrait. Les plateformes eBay et Vinted ont indiqué qu’elles allaient retirer ces produits de la vente.
Le scandale entourant l’affaire Epstein s’étend à d’autres domaines. La vente en ligne de vêtements associés à Jeffrey Epstein a suscité une réaction d’associations de protection de l’enfance. Mercredi, le collectif Mouv’Enfants a dénoncé la présence sur plusieurs plateformes de vente de sweats portant les initiales du financier américain reconnu coupable de pédocriminalité et a appelé à leur retrait.
Ces articles, notamment des sweats marins à col camionneur brodés des initiales « JEE » pour Jeffrey Edward Epstein, reproduisent un vêtement que le pédocriminel portait sur certaines photographies. Des annonces similaires ont été constatées sur plusieurs sites de vente en ligne, y compris Etsy, Vinted, AliExpress et eBay.
### Des produits qui banalisent les crimes d’Epstein
Pour l’association qui lutte contre la pédocriminalité, ces produits contribuent à minimiser les crimes commis par Jeffrey Epstein. « Jeffrey Epstein n’est pas une référence culturelle, c’est un pédocriminel responsable d’un système organisé de violences sexuelles sur des adolescentes », a affirmé le collectif dans un communiqué.
L’organisation fustige également l’exploitation commerciale liée à cette affaire. « Faire du business avec l’image d’un pédocriminel est obscène. […] Quand les plateformes gagnent de l’argent sur l’image d’un pédocriminel, elles participent à sa banalisation », ajoute-t-elle.
### Les produits vont être retirés de la vente
Contactées par l’AFP, les plateformes eBay et Vinted ont indiqué qu’elles allaient retirer ces produits de la vente. Avant leur suppression, de nombreuses annonces identiques étaient accessibles sur Vinted en recherchant « Jeffrey Epstein » ou le modèle du pull dans l’application, a constaté l’AFP. La plateforme rappelle que « la mise en vente d’articles promouvant toute forme d’abus sexuel est explicitement interdite ».
Pour Mouv’Enfants, cet épisode illustre plus largement les limites du contrôle exercé par les grandes plateformes numériques. Son fondateur Arnaud Gallais a plaidé pour une interdiction de ce type d’objets, déclarant à l’AFP : « Il faut agir pour bannir la vente de ce type d’objets qui montrent que les plateformes de vente sur Internet ne sont pas contrôlées. Imagine-t-on des T-shirts Fourniret ou Marc Dutroux ? ».

