Adolescente tuée par une balle perdue: le père veut la « prison » pour les policiers

« La seule chose que je veux, c’est la justice pour ma fille », a lancé lors d’une conférence de presse Juan Pablo Orellana, le père de Valentina Orellana-Peralta.

« Je n’aurai pas de repos avant que tous ces criminels soient en prison, chacun d’eux », a-t-il dit, en espagnol.

L’adolescente de nationalité chilienne a été mortellement touchée par une balle perdue le 23 décembre dans un magasin de North Hollywood où elle s’était rendue avec sa mère.

« Nous étions toutes les deux dans une cabine d’essayage, afin d’acheter des vêtements pour Noël. Nous avons entendu des cris, nous nous sommes assises en nous prenant dans les bras, en train de prier, lorsque quelque chose a frappé Valentina », a raconté la mère, Soledad Peralta.

« Elle est morte dans mes bras. Je n’ai rien pu faire », a-t-elle sangloté.

La police de Los Angeles avait été appelée dans le magasin où un homme venait d’agresser plusieurs femmes, blessant l’une d’elles à l’aide d’un lourd cadenas de vélo.

A leur arrivée, les policiers avaient découvert dans les rayons du magasin une femme en sang à quelques mètres du suspect.

Selon les vidéos de caméras embarquées rendues publiques, l’un des policiers a presque immédiatement ouvert le feu à trois reprises sur le suspect à l’aide d’un fusil, le touchant mortellement.

Valentina et sa mère se trouvaient dans une cabine d’essayage de l’autre côté d’un mur situé directement derrière le suspect abattu.

Selon la police, qui a ouvert une enquête, l’adolescente aurait été frappée par une balle qui a ricoché sur le sol et a traversé le mur de la cabine.

Les parents de Valentina étaient flanqués mardi par leurs avocats, dont Ben Crump, spécialisé dans les décès impliquant des policiers et qui a notamment défendu les familles de George Floyd, Ahmaud Arbery et Breonna Taylor.

Le chef de la police de Los Angeles, Michel Moore, avait présenté ses excuses à la famille et s’est engagé à faire toute la lumière « sur les circonstances qui ont mené à cette tragédie ».