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À Munich, les États-Unis appellent à une Europe « forte » pour restaurer l’ordre mondial.

Marco Rubio a déclaré que les États-Unis sont « prêts, si nécessaire, à agir seuls, nous préférons et espérons agir avec vous, nos amis ici en Europe ». La France, qui assure la présidence tournante du G7, doit également réunir samedi les ministres des Affaires étrangères pour évoquer les grands dossiers internationaux de l’Ukraine à la bande de Gaza et l’Iran.


Un an après l’édition 2025, où JD Vance avait vivement critiqué l’Europe dans un discours qui a marqué les relations diplomatiques des États-Unis (et évoqué le Groenland-gate), la nouvelle conférence de Munich sur la sécurité s’annonçait épicée.

Les passionnés de géopolitique pourraient être déçus, car le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a plaidé pour une « restauration » de l’ordre mondial sous la présidence de Donald Trump, tout en appelant à une Europe « forte » et en rejetant toute scission. « Nous ne cherchons pas à diviser, mais à revitaliser une vieille amitié », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il souhaitait « une alliance revigorée ».

Marco Rubio a affirmé que les États-Unis désirent « des alliés fiers de leur culture et de leur héritage, qui comprennent que nous sommes les héritiers d’une même grande et noble civilisation et qui, avec nous, sont prêts et capables de la défendre ».

Il a également indiqué que si les États-Unis sont « prêts, si nécessaire, à agir seuls, nous préférons et espérons agir avec vous, nos amis ici en Europe ». De plus, il a réitéré la position de l’administration Trump selon laquelle l’ONU n’a joué « pratiquement aucun rôle » dans la résolution des conflits et a appelé à une réforme des institutions mondiales.

Il a confirmé la position de l’administration Trump selon laquelle l’immigration « déstabilise les sociétés », tout en évitant les sujets de guerre culturelle qui, selon le chancelier allemand Friedrich Merz vendredi, avaient approfondi une « fracture » entre les États-Unis et l’Europe.

La France, qui assure la présidence tournante du G7, doit également réunir samedi les ministres des Affaires étrangères pour discuter des grands dossiers internationaux allant de l’Ukraine à la bande de Gaza en passant par l’Iran, dans un contexte de renforcement militaire américain au Moyen-Orient avec le déploiement d’un deuxième porte-avions dans le Golfe.