High-tech

Votre montre connectée pourrait ne pas détecter des signes de rechute dépressive.

Une étude publiée ce mercredi dans la revue JAMA Psychiatry, menée auprès de 93 patients déjà touchés par une dépression, souligne les liens entre les données de sommeil évaluées par les montres connectées et des risques de rechute dépressive. Les chercheurs ont analysé les données de sommeil provenant de bracelets connectés Fitbit durant une durée médiane de 541 jours, montrant que certaines caractéristiques du sommeil peuvent être des signes précurseurs d’un risque de rechute dépressive plus élevé.


D’après une étude publiée cette semaine, les montres connectées semblent efficaces pour évaluer les risques de rechute dépressive en s’appuyant sur le sommeil et l’activité des utilisateurs.

Les montres connectées sont couramment utilisées pour suivre l’activité quotidienne, les entraînements sportifs ainsi que la qualité et la durée du sommeil. Cependant, les résultats d’une étude indiquent qu’elles pourraient également jouer un rôle dans la santé mentale.

Une recherche, diffusée ce mercredi dans la revue JAMA Psychiatry et réalisée auprès de 93 patients ayant déjà souffert de dépression, met en évidence des liens entre les données de sommeil fournies par les montres et les risques de rechute dépressive.

Les chercheurs, réalisant une étude longitudinale, ont examiné les données de sommeil récoltées à partir de bracelets connectés Fitbit sur une période médiane de 541 jours. Ils ont démontré que certaines caractéristiques du sommeil, telles que sa variabilité, sa fragmentation ou son efficacité, peuvent être des indicateurs annonciateurs d’un risque accru de rechute dépressive chez des individus ayant déjà vécu des épisodes dépressifs antérieurs.

Plus précisément, les participants ayant un sommeil le plus irrégulier présentaient un risque de rechute significativement plus élevé que les autres.

Des horaires de sommeil irréguliers ou des réveils fréquents durant la nuit pourraient être considérés comme des signaux d’alerte plus significatifs pour la santé mentale qu’une durée de sommeil insuffisante.

Les montres et bracelets connectés en eux-mêmes ne suffisent pas à diagnostiquer une rechute dépressive, notamment en raison de l’analyse parfois peu précise de la qualité du sommeil proposée par ces dispositifs. Toutefois, l’étude établit un lien entre les données de sommeil et le risque de rechute dépressive, ce qui pourrait aider à identifier certains changements susceptibles d’être des signes précurseurs.

À long terme, ces données pourraient permettre d’affiner des alertes capables de détecter non pas simplement une mauvaise nuit, mais une instabilité progressive du sommeil sur plusieurs semaines. Cela pourrait permettre aux montres connectées d’informer les utilisateurs si les données mesurées peuvent signaler un risque de rechute dépressive.