Une ville suédoise utilise étonnamment des vieilles éoliennes.
Le parking Niels Bohr, situé en périphérie de Lund dans le sud de la Suède, intègre des pales d’éoliennes en fin de vie, devenant ainsi le premier parking de ce type en Europe. Au total, 57 pales fournies par Vattenfall ont été livrées, mais toutes n’ont pas été intégrées au projet, les éléments restants faisant l’objet d’un concours lancé par Lunds kommunala parkeringsbolag (LKP) pour proposer de nouvelles idées de réutilisation.

Le nouveau quartier de Brunnshög, situé en périphérie de Lund, dans le sud de la Suède, voit l’inauguration d’un parking pas comme les autres. Le parking Niels Bohr est le premier de son genre en Europe. La structure de ce bâtiment intègre des pales d’éoliennes en fin de vie, illustrant ainsi comment ces composants, souvent difficiles à recycler, peuvent s’intégrer dans le paysage urbain.
Pour aller plus loin
Voici ce que deviennent les vieilles éoliennes en fin de vie
« J’ai lu qu’aux États-Unis, de nombreuses pales sont enterrées, et j’ai pensé qu’elles pourraient être utilisées à meilleur escient », confie l’architecte Jonas Lloyd, chargé de ce projet. « Ce n’est pas uniquement un problème environnemental, mais aussi un gaspillage », ajoute l’expert, ayant conçu un parking doté de « murs rideaux » fabriqués à partir de pales d’éoliennes usagées.
Un « symbole de durabilité »
Ces pales recouvrent une partie des façades du parking, sans constituer des parois porteuses. Elles ont été fournies par Vattenfall, un acteur majeur de l’énergie en Europe, et proviennent du parc éolien de Nørre Økse Sø, au Danemark. Au total, 57 pales ont été livrées, mais toutes ne sont pas incluses dans le projet. Les éléments restants font l’objet d’un concours lancé par Lunds kommunala parkeringsbolag (LKP), l’exploitant du parking, invitant le public à proposer de nouvelles idées de réutilisation. La meilleure proposition sera récompensée par un mois de stationnement gratuit.

Avec ses 365 places, le parking Niels Bohr affirme sa durabilité sur plusieurs aspects. L’architecte le qualifie de véritable « symbole de durabilité ». Au-delà de la réutilisation des pales, le bâtiment possède des façades végétalisées avec des plantes mellifères, bénéfiques pour la biodiversité locale et pour les insectes pollinisateurs souvent absents des zones urbaines. De plus, le parking est équipé de panneaux solaires sur le toit, associés à une batterie de stockage.
Cette installation permet de produire une partie de l’électricité nécessaire à la recharge des véhicules électriques, grâce aux 40 bornes installées sur le site.
D’autres projets pour recycler les éoliennes
Ce parking est un exemple parmi d’autres initiatives mises en place par Vattenfall pour offrir une nouvelle vie aux composants de ses éoliennes. Plus tôt cette année, l’entreprise a collaboré avec le norvégien EVI pour transformer des pales en skis. L’objectif est de récupérer les fibres de carbone – qui confèrent aux pales leur résistance tout en compliquant leur recyclage – afin de les réutiliser comme matière première.

Un autre projet déjà réalisé consiste à transformer une nacelle d’éolienne (le grand caisson abritant le générateur) en un studio habitable de 35 m². Dans son communiqué, l’entreprise évoque également d’autres pistes, comme l’utilisation de ces matériaux pour des supports de panneaux solaires ou comme isolants.

