Un travailleur sur trois autorisé à télétravailler (Mise à jour)

En 2014, ce n’était qu’un sur cinq, selon SD Worx, qui encourage cette pratique.

Un Belge sur trois (33 %) est autorisé à travailler à distance, selon une enquête que SD Worx publie à l’occasion de la Semaine de la mobilité. C’est autant qu’aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Le prestataire de services de ressources humaines a mené une large enquête auprès de 2 500 travailleurs belges et 2 000 travailleurs répartis en Allemagne, en France, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni.

L’enquête montre que 57 % des Belges qui sont autorisés à télétravailler se disent contents d’avoir cette possibilité. Les raisons le plus souvent évoquées sont un meilleur équilibre travail-vie privée, une meilleure concentration et le fait d’éviter les embouteillages.

En revanche, un travailleur belge sur trois estime que son job ne se prête pas au télétravail. Et 11 % ne sont pas intéressés par le travail à distance, notamment en raison de la crainte que le manque de contacts avec leurs collègues complique la collaboration ou qu’ils soient moins impliqués dans l’organisation.

Quant au nombre de jours de télétravail, les Belges arrivent derrière les Pays-Bas et le Royaume-Uni, où 50 % des travailleurs déclarent travailler à domicile à raison d’un jour par semaine. Dans notre pays, ainsi qu’en Allemagne, c’est le cas d’environ un travailleur sur trois (35 %).

« Une partie du package salarial »

Parmi les travailleurs belges qui peuvent pratiquer le télétravail, 15 % le font plusieurs jours par semaine, 19 % un jour par semaine, 13 % quelques jours par mois, 6 % un jour par mois, 9 % moins d’un jour par mois, 11 % rarement et 26 % jamais.

En 2014, SD Worx avait déjà mené une enquête sur les Belges et le télétravail. À l’époque, seuls 19,1 % des personnes interrogées déclaraient que leur employeur les autorisait à télétravailler. En cinq ans, on est donc passé d’environ un travailleur sur cinq à un sur trois. Des chiffres qui illustrent une tendance constatée sur le terrain par Françoise Boulanger, consultante RH chez SD Worx. « De plus en plus d’entreprises recourent au télétravail ou envisagent de le faire, explique-t-elle. Désormais, le homeworking fait partie du package salarial. C’est un élément important pour attirer ou conserver des collaborateurs qui accordent de plus en plus d’importance à une bonne conciliation vie professionnelle-vie privée. Et c’est un win-win, car l’employeur peut diminuer certains coûts, mais également améliorer son image et la motivation de ses travailleurs. » L. G.