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Un serveur de ce VPN connu saisi : données utilisateurs en danger ?

La police des Pays-Bas a saisi l’un des serveurs de Windscribe, un fournisseur de VPN. Yegor Sak, le patron de Windscribe, a déclaré que « aucune donnée utilisateur ni aucun enregistrement de connexions actives ne sont conservés dans la mémoire du serveur ».


Un service de VPN fait état de la saisie par la police des Pays-Bas de l’un de ses serveurs. Les utilisateurs peuvent-ils s’inquiéter de cette situation ?

Il existe de nombreuses raisons d’utiliser un VPN lors de la navigation sur Internet. Pour certains, il s’agit de la seule manière d’accéder à des services légitimes, mais souverainement interdits par le gouvernement de leur pays. Pour d’autres, c’est simplement un moyen de **sécuriser la connexion lors du télétravail**.

Quelle que soit la raison, les utilisateurs font confiance à leur fournisseur pour protéger leurs données. Lorsque l’un d’eux déclare sur X (anciennement Twitter) : « *les autorités néerlandaises ont saisi, sans mandat, l’un de nos serveurs VPN* », cela peut susciter des inquiétudes quant à la protection de leur vie privée. Quel est le statut de cette situation précise ?

Le VPN concerné est **Windscribe**. Soucieux de préserver sa réputation de « *meilleur VPN sur Terre* », son directeur, Yegor Sak, assure qu’**il n’y a absolument rien à craindre**. Comment peut-il en être si sûr ? Il explique que « *aucune donnée utilisateur ni aucun enregistrement de connexions actives ne sont conservés dans la mémoire du serveur une fois le câble réseau débranché (ce qui a été le cas).* »

Windscribe utilise des serveurs dits « *RAM-only* ». Cela signifie que **les données ne sont pas stockées sur un support physique tel qu’un disque dur**, mais dans la mémoire RAM, qui se vide lorsque le serveur est éteint. Cependant, dans certains cas, il est possible que des données puissent être récupérées, bien que cela soit rare.

Le VPN basé au Canada reste confiant. Ce n’est pas la première fois que les autorités lui demandent des informations sur ses utilisateurs, et jusqu’à présent, **il a toujours réussi à prouver qu’il n’avait rien à fournir**. Dans son rapport de transparence, il est indiqué : « *aucune demande n’a pu être satisfaite faute de données pertinentes.* »