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Un expert de Nvidia ne peut pas dire si c’est un humain.

Un cadre de Nvidia a testé la dernière version 14 du logiciel embarqué de la Tesla Model X en conditions réelles. Jim Fan estime qu’il est impossible « de dire si c’est un réseau neuronal ou un humain qui nous a ramenés chez nous ».

Un cadre de Nvidia, expert en robotique, a récemment testé la dernière version du système de conduite autonome de Tesla, et son expérience a été particulièrement positive, révélant ainsi son admiration pour cette technologie.

Tesla travaille depuis de nombreuses années sur le développement de sa conduite autonome. En fait, le constructeur a été l’un des premiers à proposer cette technologie sur une voiture de série en 2016 avec la Model S, lancée en 2012. Depuis lors, tous les modèles de la marque sont dotés de l’Autopilot.

Une technologie très convaincante

Parallèlement, la société basée au Texas poursuit le développement de son FSD (full self-drive). Ce système de conduite autonome de niveau 3 permet théoriquement de conduire sans les mains sur le volant. Bien qu’il soit déjà disponible aux États-Unis, son utilisation en Europe est encore en attente de réglementation, malgré le feu vert donné par Bruxelles. Actuellement, les véhicules de la marque n’ont pas encore obtenu l’homologation nécessaire pour cet usage.

Quoi qu’il en soit, la conduite autonome de Tesla continue de faire l’actualité, parfois à travers des informations positives, parfois négatives. De nombreux accidents, certains mortels, ont conduit le système à être sous le feu des critiques. Malgré cela, Tesla ne cesse d’évoluer et d’impressionner, même des experts comme Jim Fan, codirecteur de l’équipe GEAR chez Nvidia.

Tesla

Cette entreprise est chargée de développer des modèles de base pour les agents dans les mondes virtuels et physiques, et elle fournit également des puces électroniques aux constructeurs pour activer la conduite autonome. Ainsi, elle possède une solide expertise dans ce domaine. Jim Fan, également propriétaire d’une Tesla Model X, a eu l’occasion de tester la version 14 du logiciel en conditions réelles.

Il a déclaré que l’expérience avait été très concluante, affirmant qu’« c’est peut-être la première fois que je fais l’expérience d’une IA qui réussit le test de Turing physique ». Il va même jusqu’à dire qu’il est impossible « de dire si c’est un réseau neuronal ou un humain qui nous a ramenés chez nous ». Ces commentaires devraient ravir Elon Musk et rassurer les futurs clients.

Une technologie indispensable ?

Ce témoignage intervient alors que Tesla traverse une période difficile depuis le début de l’année 2025. Les louanges de l’expert en IA ne s’arrêtent pas là. Il décrit également que « même en sachant exactement comment fonctionne l’apprentissage robotique, je trouve toujours magique de voir le volant tourner tout seul. Au début, c’est surréaliste, puis ça devient une routine ». Ces propos font écho à ceux de Jensen Huang, PDG de Nvidia, qui a déclaré que Tesla est très en avance dans le secteur des voitures autonomes et qu’il avait contribué à la conception du premier ordinateur pour la Model S. Jim Fan met cependant en garde sur le risque de dépendance à cette technologie, affirmant qu’elle pourrait vite devenir essentielle pour les conducteurs. Il compare cette dépendance à celle que les gens ont pour les smartphones, notant qu’« le fait de le lui retirer est une véritable souffrance ».

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Navigation Autopilot sur Tesla Model 3 // Source : Bob Jouy pour Frandroid

Jim Fan ne manque pas de souligner que « c’est ainsi que l’humanité se retrouve conditionnée et dépendante de technologies quasi divines ». Quoi qu’il en soit, il estime que la version 14.2.2 du FSD a fait un bond en avant. Ce logiciel a été particulièrement salué pour sa capacité à prendre des décisions et à changer de voie sans montrer la moindre hésitation.