Test du Cosori Turbo Tower Pro Smart : remplacer l’airfryer Xiaomi par cette tour connectée.
Le Cosori Turbo Tower Pro a une capacité de 10,8 litres et une puissance de 2630 W. L’appareil est lancé aux alentours de 279,99 € et est disponible sur Amazon et le site officiel.

Tout sera-t-il connecté en cuisine ? En réalité, c’est déjà le cas. Le plan de travail s’est transformé en un espace très encombré.
Avec une machine à café à grains, un robot pâtissier et un grille-pain, l’Airfryer occupe souvent tout l’espace disponible. Ninja a compris cela avec son Double Stack, et un de ses concurrents est Cosori.
Ce fabricant propose un airfryer haut de gamme : le Turbo Tower Pro Smart. Sa promesse ? Une capacité impressionnante de presque 11 litres, configurée de manière à ne pas encombrer votre cuisine. De plus, il est connecté en Wi-Fi.
Fiche technique
| Caractéristiques | Cosori Turbo Tower Pro |
| Capacité Totale | 10,8 Litres (4,3 L Haut + 6,5 L Bas) |
| Format | Vertical (Double panier superposé) |
| Puissance | 2630 W max |
| Température | 30°C à 230°C |
| Technologies | Dual Blaze (résistances haut/bas dans le panier inférieur) |
| Moteur | DC (Courant continu) silencieux |
| Revêtement | 100% Céramique (sans PFOA/PTFE) |
| Connectivité | Wi-Fi (App VeSync) |
| Dimensions | 30 x 40 x 41,3 cm |
| Poids | 9,6 kg |
Ce modèle est imposant. Avec ses 10,8 litres, il est suffisamment grand pour nourrir une famille de cinq personnes sans avoir à cuire par deux fois. Le point clé ici est sa puissance de 2630 W : cela consomme de l’électricité, mais promet une montée en température rapide.
On remarque également la présence d’un moteur DC (courant continu), peu courant dans cette catégorie, qui est censé améliorer le contrôle de la ventilation et réduire le bruit.
Enfin, le revêtement en céramique est un atout en matière de « santé-durabilité », un aspect souvent négligé par les autres marques. Attention toutefois à la hauteur : 41,3 cm, ce qui ne convient pas sous tous les placards de cuisine.
Le modèle testé a été fourni par la marque.
Design et ergonomie
Ce modèle se présente comme un monolithe noir mat, robuste, et témoigne d’une bonne qualité de fabrication. Il pèse près de 10 kg, ce qui est rassurant : quand on tire un tiroir, l’appareil ne se déplace pas.

Le concept de verticalité est bien réalisé. Avec seulement 30 cm de largeur, il s’intègre facilement entre une machine à café et un Thermomix. Ainsi, il offre la capacité d’un four tout en occupant l’espace d’une cafetière.

Cependant, cette hauteur présente une contrainte. L’interface tactile est placée sur le dessus de l’appareil. Si vous n’êtes pas très grand et que votre plan de travail est haut, vous devrez vous mettre sur la pointe des pieds ou cuisiner sans vraiment voir. Cela peut poser problème pour les personnes de petite taille. De plus, ce panneau supérieur en plastique brillant attire les empreintes digitales. Un simple coup d’éponge suffit néanmoins pour le nettoyer.
Concernant les tiroirs, un petit bac de 4,3 L est prévu en haut pour les accompagnements (frites, légumes), tandis qu’un plus grand de 6,5 L se situe en bas pour les plats principaux.
Le gros avantage est ce revêtement en céramique. Au toucher, il est lisse et froid, une grande différence avec le « granuleux » du téflon habituel. Il est possible de frotter sans craindre de consommer des particules de plastique lors du prochain repas. Ce point est un argument de durabilité et de santé qui justifie partiellement son prix.

D’ailleurs, pourquoi la céramique est-elle un meilleur choix ? La plupart des airfryers disponibles sur le marché recourent toujours au PTFE (Téflon), qui, lorsqu’il est rayé ou surchauffé, libère des microparticules et des « polluants éternels » (PFAS), souvent classés comme perturbateurs endocriniens, voire cancérigènes.
Ici, Cosori utilise de la céramique. Ce matériau est inerte, naturel (provenant du sable) et ne dégage pas de vapeurs toxiques à des températures de 230°C. C’est ce qui distingue ce modèle d’un appareil à 80 € : avec la céramique (ou le verre), vous êtes assuré que le seul élément gras que vous consommez est l’huile, et non le revêtement de la cuve.

Un aspect regrettable pour un produit « Pro » vendu en France : l’interface est en anglais. Cosori fournit des autocollants en français à apposer soi-même sur l’appareil. C’est une solution peu satisfaisante.

Autre absence notable par rapport à la concurrence récente : pas de fenêtre. Vous ne pouvez pas voir vos frites dorer sans ouvrir le tiroir, coupant ainsi la chauffe et le ventilateur. C’est dommage, surveiller la cuisson fait partie du plaisir.

A l’arrière, l’appareil nécessite une bonne ventilation. Les évacuations d’air chaud sont assez conséquentes. Évitez de le coller au mur, sinon il risque d’endommager votre crédence. Cosori a prévu des butées en plastique pour maintenir un écartement, une bonne idée, mais cela augmente la profondeur réelle de l’appareil sur le plan de travail.
Le montage des paniers est précis. Lorsque vous fermez le tiroir, cela cliquette, sans jeu latéral gênant. La mécanique est bien conçue et les patins antidérapants sous l’appareil remplissent leur rôle, il ne bouge pas d’un millimètre même en secouant le panier.
Esthétiquement, c’est sobre. Il se fond visuellement dans l’environnement, malgré sa taille, grâce à sa finition mate qui capte la lumière plutôt que de la réfléchir.
Performances
C’est ici que le Cosori doit faire preuve de son efficacité. Après une utilisation intensifiée durant un mois, le bilan est impressionnant. Oubliez les simples frites, j’ai testé l’appareil avec des plats plus complexes.
J’ai commencé par des accras de légumes et des tempuras de choux-fleur. C’est un test délicat pour un Airfryer : la pâte liquide a tendance à coller ou à tomber au fond avant de cuire. Ici, grâce à la chaleur rapide et au revêtement en céramique (qui n’accroche vraiment pas), le résultat est impressionnant. Ça croustille sans trop d’huile, la pâte saisit rapidement. Le moteur DC gère efficacement le flux d’air : le cœur du chou-fleur ne se dessèche pas.



Pour les petits feuilletés, la technologie Dual Blaze (résistances en haut ET en bas dans le grand panier) s’avère particulièrement efficace. En général, dans un Airfryer, le dessus des feuilletés brûle avant que le dessous ne soit cuit. Ici, la pâte monte uniformément, le dessous est doré, et le feuilletage se développe. Cela rivalise avec un four à chaleur tournante, mais en deux fois moins de temps.

Avec une puissance de 2630 W, la chauffe est rapide et efficace. Au cours des six derniers mois, j’ai appris à réduire systématiquement les temps de cuisson par rapport aux recettes classiques. Sans cela, l’éventualité de brûler les aliments est bien réelle.

Le niveau sonore ? C’est tout à fait raisonnable, avec un maximum de 53 dB. Le bruit reste discret, ce qui permet de discuter dans la cuisine tout en cuisinant. C’est un confort de vie précieux lors d’une utilisation quotidienne.
L’entretien après 45 jours d’utilisation intensive ? Un véritable plaisir. La céramique se nettoie simplement avec une éponge. Même après des tempuras grasses ou du fromage ayant coulé, rien ne reste collé de façon définitive.
Application
L’installation se fait via l’application VeSync. La connexion au Wi-Fi prend seulement deux minutes. Au départ, on peut penser que c’est un gadget. Puis, après avoir lancé la cuisson d’accras tout en étant occupé ailleurs, on apprécie la notification sur le smartphone.

Pour les utilisateurs d’Apple Watch, c’est le bonheur, car il vibre au poignet lorsque le repas est prêt.


L’appli permet de régler les cuissons à distance, mais pour des raisons de sécurité, vous devez appuyer physiquement sur « Start » sur la machine. C’est logique. Ce que j’apprécie particulièrement, c’est la stabilité de la connexion : aucune déconnexion intempestive en six semaines. C’est fiable.
L’application essaie d’agir comme un aide-cuisinier en proposant des recettes pas à pas. L’interface est claire, il est possible de lancer les réglages de cuisson directement depuis une recette, c’est guidé et rassurant pour les novices.
Néanmoins, le contenu est très insuffisant. Le catalogue est quasi vide. On fait rapidement le tour des quelques recettes intéressantes disponibles. C’est frustrant d’avoir une section « Chef Edition » si peu fournie.
Enfin, l’appareil reste en veille avec le Wi‑Fi actif en permanence, ce qui entraîne une faible consommation électrique continue (mesurée à 1 W à l’arrêt).
Prix et disponibilité
Proposé à environ 279,99 €, le Cosori Turbo Tower Pro Smart est un investissement important. Il est disponible sur Amazon et sur le site officiel.
Est-ce que cela en vaut la peine ? Si vous prévoyez de l’utiliser intensivement, comme je le fais, c’est-à-dire pour remplacer votre four pour 90 % des préparations, alors oui. La durabilité de la céramique et la polyvalence (du feuilleté au tempura) justifient le coût supplément. En revanche, si c’est juste pour des frites une fois par semaine, c’est trop cher.
Notez qu’il existe une version « non connectée » pour 20 euros de moins.

