Suzuki e Vitara : un choix coûteux, lent et risqué
Le Suzuki e Vitara, dévoilé à la fin de l’année 2024, est enfin disponible à la commande en ce début d’année 2026. La gamme se décline en plusieurs versions avec un prix de lancement de 28 500 euros, incluant une remise, tandis que le tarif minimum sans remise s’élève à 32 500 euros.
Dévoilé à la fin de l’année 2024, le Suzuki e Vitara a mis du temps à rejoindre le marché français. Cependant, la nouvelle voiture électrique du constructeur japonais est désormais disponible à la commande.
Suzuki fait partie des marques qui tardent à investir pleinement le secteur de l’électrique, à l’instar d’autres marques japonaises. Néanmoins, la société a pris la décision de réduire son retard en lançant son premier modèle électrique, le e Vitara.
**Moins de 30 000 euros au lancement**
Il a fallu faire preuve de patience avant de voir ce SUV électrique sur les routes. Ce n’est qu’au début de l’année 2026 que le modèle est enfin accessible à la commande. Le constructeur a récemment dévoilé la gamme et les prix de ce nouveau véhicule dans un communiqué de presse, qui se décline en plusieurs versions.
Pour acquérir un exemplaire, il faut compter au minimum 32 500 euros, un tarif qui peut sembler élevé, surtout par rapport aux 29 990 euros demandés pour la Renault 4 E-Tech. De plus, le petit Suzuki électrique, fabriqué en Inde, n’est pas éligible au bonus écologique.
Pour alléger ce coût, Suzuki propose une promotion de lancement à partir de 28 500 euros. La date limite de cette offre n’a pas encore été confirmée. Cette stratégie vise à mieux positionner le SUV face à la concurrence, notamment le nouveau Ford Puma Gen-E. Mais que propose vraiment ce e Vitara que nous avons déjà testé ?
Ce modèle dispose de plusieurs niveaux de puissance, allant de 144 à 184 chevaux pour la version la plus équipée. Celle-ci est dotée d’une transmission intégrale AllGrip-e, intégrant un mode Trail conçu pour les parcours hors route. Ce mode optimise la répartition du couple entre les essieux et utilise le système de freinage, ce qui constitue un atout différenciant dans la catégorie des petits SUV électriques, bien qu’il faille débourser au minimum 37 800 euros pour en bénéficier.
Le SUV électrique propose deux batteries distinctes, d’une capacité de 49 et 61 kWh. Cela offre une autonomie maximale comprise entre 344 et 426 kilomètres selon le cycle WLTP, un chiffre correct mais pas révolutionnaire comparé à ses concurrents.
Bien que la puissance de charge en courant continu ne soit pas encore précisée, il faut prévoir moins de 45 minutes pour passer de 10 à 80 %. Ce délai est supérieur à celui de ses rivaux, qui exigent généralement une trentaine de minutes. En courant alternatif, le véhicule est livré avec un chargeur embarqué de 11 kW.
**Trois finitions dans la gamme**
Suzuki propose trois finitions pour son e Vitara. La première, nommée Avantage, comprend un écran tactile de 10,1 pouces, compatible avec Apple CarPlay et Android Auto, ainsi qu’un planificateur d’itinéraire embarqué. Ce pack inclut également un combiné d’instrumentation numérique de 10,25 pouces, des capteurs de stationnement avant et arrière, un régulateur de vitesse adaptatif et des jantes de 18 pouces. La pompe à chaleur est aussi fournie de série.
La deuxième finition, Privilège, ajoute un volant et des sièges chauffants, ainsi qu’un contour de pare-brise chauffant. Les rétroviseurs dégivrants et les buses d’aération arrière font également partie des équipements supplémentaires.
Enfin, la finition Style intègre une caméra à 360 degrés, un siège conducteur électrique et un chargeur pour smartphone à induction. Cette version comprend aussi un système audio de la marque Harman et des feux à LED matriciels, sans oublier des jantes en alliage de 19 pouces.
Il est à noter que le Suzuki e Vitara est un cousin technique du nouveau Toyota Urban Cruiser, partageant la même plateforme. Toutefois, le Toyota ne sera pas commercialisé en France dans un premier temps, probablement pour éviter de cannibaliser les ventes du e Vitara, qui fait son entrée sur un marché très concurrentiel. Il devra prouver sa valeur face à des modèles tels que le Jeep Avenger, le Citroën ë-C3 Aircross et le Kia EV3, entre autres.

