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Sony change ses plans : conservez votre PS5 plus longtemps.

Sony s’attend à ce que le cycle de vie de la PS5 soit étendu, repoussant ainsi le lancement de la PlayStation 6 au-delà des attentes initiales du marché et des joueurs. En octobre 2025, Mark Cerny a précisé que les technologies basées sur l’apprentissage automatique n’existaient pour l’instant qu’en « simulation » et qu’il était enthousiaste à l’idée de les voir débarquer sur une future console « dans quelques années ».


Les rumeurs circulaient intensément, mais un analyste reconnu vient apaiser les attentes des passionnés de technologie. Si vous aviez déjà commencé à économiser pour la PlayStation 6, vous pouvez désormais vous détendre : Sony semble résolu à prolonger la durée de vie de sa console actuelle plus longtemps que prévu.

Dans l’industrie du jeu vidéo, l’attente de la « next-gen » est un sport national. À peine une console installée sous le téléviseur que les regards se tournent vers celle qui la remplacera. Cependant, David Gibson, analyste senior chez MST Financial, a récemment apporté des éclaircissements à ce sujet par le biais d’un rapport publié par Sandstone Insights Japan. D’après ses données et une analyse des performances de l’entreprise, la date de lancement de la PlayStation 6 pourrait bien survenir bien plus tard que ce que les prévisions actuelles laissaient supposer.

La croyance selon laquelle une génération de consoles dure environ sept ans pourrait être remise en question. Gibson est catégorique : Sony envisage d’allonger le cycle de vie de la PS5. De ce fait, l’arrivée de sa remplaçante serait repoussée au-delà des attentes initiales des marchés et des joueurs. Une nouvelle décevante pour les impatients, mais une stratégie qui apparaît tout à fait logique au regard des comptes de la société japonaise.

Pourquoi se précipiter vers une nouvelle architecture coûteuse alors que l’actuelle génère des milliards ? C’est toute la logique de la situation présente. Les prévisions pour le troisième trimestre fiscal de Sony sont particulièrement bonnes, avec un chiffre d’affaires global prévu de 1 800 milliards de yens (environ 11,7 milliards de dollars) et un bénéfice d’exploitation estimé à 160 milliards de yens (1,04 milliard de dollars).

Ces chiffres, qui devraient dépasser les attentes du marché, sont bien fondés. Gibson souligne que la division « Game & Network Services » est en excellente santé, soutenue par de solides ventes de logiciels, qu’ils proviennent de jeux développés en interne ou d’éditeurs tiers. En résumé, l’écosystème PS5 est performant : il est rentable, dynamique et les joueurs continuent d’acheter des jeux. Dès lors, lancer une PS6 trop tôt serait presque une aberration économique. Sony a tout intérêt à maximiser cette phase de profit avant de relancer d’importants investissements matériels.

Par ailleurs, la réalité technique renforce cette théorie d’un calendrier prolongé. Sony reste naturellement silencieux sur une date précise, mais commence à donner quelques indices sur l’avancement du projet. En octobre 2025, Mark Cerny, l’architecte principal de la PS5, a discuté avec Jack Huynh d’AMD au sujet du « Project Amethyst ». Cette collaboration vise à intégrer des technologies reposant sur l’apprentissage automatique pour améliorer les graphismes et le gameplay.

Cependant, Cerny a été très clair concernant le calendrier : nous n’en sommes qu’aux débuts. Il a noté que ces technologies n’étaient, pour le moment, qu’en phase de « simulation » et qu’il se réjouissait de les voir intégrées dans une future console « dans quelques années ».