ShortissIMMO | L’impact du Brexit sur les maisons de luxe, la crise à Dubaï et un « Spiderman » au sol

ShortissIMMO | Petite visite guidée des nouvelles de l’immobilier. Au programme, le risque de bulles immobilières dans la zone euro, un Spiderman arrêté en Allemagne, la crise à Dubaï et les effets du Brexit sur les maisons de luxe. 


> La zone euro touchée par un risque de bulle immobilière

« Dans de nombreuses villes, la plupart des ménages ne disposent tout simplement pas du capital nécessaire pour satisfaire aux critères de financement des banques« , a déclaré Claudio Saputelli, responsable des biens immobiliers auprès d’UBS Global Wealth Management. C’est un facteur de risque affectant la valeur des biens immobiliers dans les centres urbains. Munich, Francfort, Paris et Amsterdam rejoignent la liste des villes surévaluées. En cause ? Principalement les faibles taux d’intérêts appliqués.

Pour la première fois en quatre ans, Londres ne fait plus partie de la liste des marchés « à risque ». La capitale française, elle, est considérée comme la ville la plus chère de l’Europe : l’acquisition d’un appartement de 60 m² coûte l’équivalent de 15 ans de salaire.

> Un « Spiderman » escalade une tour à Francfort

Alain Robert est considéré comme étant le « Spiderman » français après avoir escaladé sans équipement de sécurité et sans autorisation un gratte-ciel de la capitale financière allemande. Le grimpeur de 57 ans avait jeté son dévolu sur le « Skyper », un immeuble de 154 mètres de haut et 42 étages hébergeant la Dekabank, qu’il a escaladé en demi-heure. Une fois les pieds au sol, le spécialiste de l’escalade s’est fait arrêté par la police de Francfort.

Ce n’est pas la première fois qu’Alain Robert fait parler de lui. Il a notamment escaladé la Burj Khalifa, plus haute tour du monde (828 m) située à Dubaï, la Tour Eiffel ou encore les tours jumelles Petronas de Kuala Lumpur.

> Dubaï tente de sortir d’un cycle de crise

Dubaï lutte pour sortir d’une crise de l’immobilier qui dure depuis cinq ans et expose au risque de faillite les petits acteurs d’un secteur qui a fait la réputation de la cité-Etat. Pour attirer les clients, les promoteurs cassent les prix et proposent des plans de financements très avantageux, tandis que les autorités offrent des incitations et une nouvelle réglementation pour relancer ce secteur vital.

Lors de la crise de 2008, les autorités étaient déjà intervenues avec des mesures comprenant l’octroi simplifié de visas et de permis de résidence à long terme pour les gros investisseurs. Avant l’Expo 2020, des centaines de méga-projets immobiliers ont été lancés ces dernières années, entraînant une offre excédentaire et une chute des prix.

> Le Brexit glace le marché immobilier britannique

Le Brexit influence fortement l’immobilier britannique, en particulier à Londres. Les prix à la vente à travers le pays font du surplace: ils n’ont progressé que de 0,7% sur un an en juillet, leur rythme le plus lent depuis fin 2012. Un coup de frein attribué par les professionnels au Brexit et à l’incertitude qu’il génère depuis trois ans.

A Londres, la valeur des biens a reculé de près de 4% sur un an au premier trimestre, d’après l’indice national des prix du logement, soit le plus fort recul depuis 2009 et la crise financière. Une maison ou un appartement vaut en moyenne 478.000 livres dans la capitale, selon des chiffres pour juillet, soit le double de la moyenne nationale.

Le Brexit n’épargne pas les quartiers chics comme Mayfair ou les environs de Hyde Park. « Un bien de 14 millions de livres mis sur le marché depuis quatre ans peut maintenant se vendre à 9 millions« , atteste Mme Caboche, directrice de la société immobilière Barnes UK.