Restructuration chez Match et Smatch : les syndicats ont un plan pour limiter les fermetures de magasins

A l’issue du second conseil d’entreprise extraordinaire de la procédure Renault des enseignes Match et Smatch qui s’est tenu mercredi, les syndicats ont annoncé que les phases 1 (d’information et de consultation) et 2 (négociations sociales) vont être fusionnées dès mardi. « Les employés attendent des réponses sur leur sort et ouvrir la phase de négociations nous permettra d’avancer », commentait mercredi Danny Dubois, permanent syndical CNE.

Avancer rapidement dans la négociation d’un plan social est crucial si l’on veut qu’un maximum d’employés puissent bénéficier du RCC (prépension) dès 58 ans, au lieu d’être licenciés. La loi sur le RCC a été modifiée par l’actuel gouvernement fédéral et l’âge de départ minimum relevé à 59 ou 60 ans dès 2020. « Pour les RCC à 58 ans, nous devons rentrer le dossier de demande au ministère de l’Emploi pour fin novembre au plus tard », précisait Danny Dubois.

La direction de Match et Smatch (groupe Louis Delhaize) avait annoncé le 3 septembre un plan de transformation visant « à redynamiser les deux enseignes », qui passerait par la fermeture potentielle de 16 magasins et la suppression de 210 emplois. En parallèle, une enveloppe de 40 millions d’euros d’investissements est prévue.

Mardi prochain, les représentants du personnel vont présenter à la direction un plan alternatif qui permettrait de sauver certains supermarchés menacés de fermeture. Concernant les emplois, les organisations syndicales ne veulent pas entendre parler de licenciements secs. Ils privilégient les pistes du RCC, du reclassement dans d’autres magasins Match et Smatch ainsi que les départs volontaires.