Report de cotisations, droit passerelle doublé… : les mesures du gouvernement pour soutenir les secteurs touchés (Mise à jour)

Une première enveloppe de 500 millions d’euros sera dégagée pour le secteur Horeca au sens large. Le droit-passerelle sera ainsi doublé pour les enseignes qui doivent fermer.

Cette mesure mise en place en mars concerne les indépendants qui rencontrent des difficultés suite à l’interruption forcée de leur activité. Actuellement, l’indemnité se monte à 1614,1 euros pour ceux qui ont charge de famille, et 1291,69 euros pour les personnes isolées. Le gouvernement entend doubler ces montants tant que la fermeture est d’actualité. L’autre droit passerelle covid dit de « reprise » (pour commerce non alimentaire, …), qui devait s’arrêter au 31 octobre, sera lui aussi prolongé jusqu’à la fin de l’année. 

Le Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) a également annoncé que le report de cotisations serait prolongé. Pour les cotisations Inasti, le 1er trimestre 2020 devra être payé au 1er trimestre 2021, et ainsi de suite. Ensuite, la fin des reports des cotisations ONSS était actée au 15 décembre (avec obligation de se mettre en ordre pour les trimestres précédents). Là, Pierre-Yves Dermagne (PS) actera prochainement l’exonération de ces cotisations ONSS. 

Les reports de paiements pour les prêts professionnels et hypothécaires sont eux aussi en discussion mais au moment de mettre sous presse, aucune confirmation n’était donnée.

Autre mesure importante qui a été prise: la prise en charge par l’Etat des primes de fin d’année dans le secteur Horeca. Les indemnités de chômage des travailleurs du secteur rentraient en effet dans le calcul des pécules et primes de fin d’année. Impayable pour la plupart des sociétés du secteur, avait clamé la fédération, qui a donc obtenu gain de cause auprès du ministre de l’économie, Pierre-Yves Dermagne.

« Bien sûr, il faut prolonger les aides existantes (droit passerelle amélioré, chômage coronavirus force majeure, reports de paiements…) », a réagi l’Union des Classes Moyennes (UCM), rejoignant le message de l’Union wallonne des entreprises et la FEB. « Bien sûr, il faut de nouvelles aides (accès au crédit, compensation à 60 % de la perte du chiffre d’affaires…). Il faut surtout et enfin une politique sanitaire volontariste et cohérente, avec des indicateurs fiables, qui identifie et casse les chaînes de transmission du virus, protège les plus faibles et poursuive les comportements irresponsables. »

En attendant, toutes ces mesures de soutien seront discutées en détail cette semaine (il y a encore cafouillage sur la baisse de la TVA) et devraient être avalisées au prochain conseil des ministres vendredi prochain.