Qui est « Martha Root », la hackeuse allemande qui a saboté un site néonazi ?
Martha Root, le pseudonyme d’une informaticienne allemande, a mis hors ligne trois sites néonazis lors d’une conférence de hacking, à Hambourg, en Allemagne, fin décembre. L’informaticienne anonyme a collaboré avec des journalistes du journal allemand Die Zeit, qui ont révélé en octobre qu’une seule personne, une Allemande, se trouvait derrière ces trois sites.
Vêtue d’une tenue rose inspirée des Power Rangers, elle efface en direct des sites sous les applaudissements des spectateurs. « Martha Root », pseudonyme d’une informaticienne allemande, a mis hors ligne trois sites néonazis lors d’une conférence de hacking à Hambourg, en Allemagne, fin décembre.
Le premier site, whitedate, était dédié aux rencontres. Le deuxième incitait les gens à faire des dons de sperme ou à adopter des enfants « blancs », tandis que le dernier proposait des emplois entre personnes « blanches », selon le site d’informations britannique Hackread.
L’informaticienne n’a pas seulement montré la vulnérabilité de ces sites. Elle a aussi eu accès aux données des utilisateurs, qu’elle a utilisées pour créer le site okstupid.lol, qui expose la localisation de certains d’entre eux.
Selon Hackread, les données extraites incluent les biographies présentes dans les profils et des communications internes.
Pour accéder à ce site, l’informaticienne a élaboré un bot. Lorsque son activité a été détectée par le support du site de rencontres, celui-ci lui a demandé de fournir une photo d’elle tenant une adresse e-mail. Elle a répondu en réalisant un deepfake « en quinze minutes », précise-t-elle dans une vidéo relatant son enquête. Après vérification, elle a même bénéficié de trois mois d’accès gratuits.
Elle a alors poursuivi la collecte de données via son bot, des informations qui étaient mal sécurisées, selon ses dires.
Cette informaticienne anonyme a collaboré avec des journalistes du journal allemand *Die Zeit*, qui ont révélé en octobre qu’une seule personne, une Allemande, était derrière ces trois sites.

