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Pédopornographie : L’UE ne « prend pas très au sérieux » les fausses vidéos de Grok

La Commission européenne a déclaré que l’Union européenne prenait « très au sérieux » les fausses vidéos sexuelles de mineurs générées par Grok et diffusées sur le réseau social X, sur lesquelles la justice française enquête. Le 2 janvier, Grok a reconnu l’existence de « failles » ayant permis à des utilisateurs d’obtenir des images à caractère sexuel impliquant des mineurs ou des femmes.


Grok, l’intelligence artificielle liée au réseau social X, est dans le collimateur de la Commission européenne. Ce lundi, un de ses porte-paroles a affirmé que l’Union européenne prend « très au sérieux » les fausses vidéos sexuelles de mineurs générées par cet outil d’intelligence artificielle et diffusées sur la plateforme d’Elon Musk. Il a également précisé que ces vidéos à caractère sexuel, faisant l’objet d’une enquête de la justice française, « sont illégales, dégoûtantes et n’ont pas leur place en Europe ».

« X est parfaitement au courant que nous appliquons très rigoureusement le règlement sur les services numériques et nous encourageons toutes les entreprises à s’y conformer », a-t-il ajouté, en rappelant que l’UE avait infligé en décembre à X, la première amende jamais prononcée pour une infraction à ce règlement, le Digital Services Act (DSA).

La Commission européenne avait infligé, début décembre, une amende de 120 millions d’euros à X pour violation du DSA, malgré les menaces répétées de Donald Trump, qui accuse le bloc européen de cibler les géants américains à travers sa législation numérique. Elle avait également demandé, dès novembre, des explications à la plateforme au sujet de propos négationnistes générés par Grok, qui avaient suscité un tollé en Europe.

En réponse à cette demande, la plateforme d’Elon Musk avait fourni des informations aux équipes de la Commission, lesquelles sont toujours en cours d’analyse, a précisé le porte-parole de l’exécutif européen. En représailles, l’administration Trump avait, à la fin décembre, imposé des sanctions à l’ancien commissaire Thierry Breton, architecte du DSA, ainsi qu’à quatre autres personnalités européennes impliquées dans la régulation stricte de la technologie et dans la lutte contre la désinformation.

Grok, l’assistant d’intelligence artificielle du réseau X, a reconnu, le 2 janvier, l’existence de « failles » ayant permis à des utilisateurs d’obtenir de sa part des images sexuelles impliquant des mineurs ou des femmes, ce qui a provoqué des manifestations à travers le monde et a entraîné l’élargissement d’une enquête judiciaire en France.