« On paie les pots cassés du non-respect des règles de beaucoup de voyageurs »

“C’est une catastrophe pour nous et pour le secteur du tourisme en général”, lance Philippe Verdonck, le patron de l’aéroport de Charleroi. On comprend cette décision, mais on paie les pots cassés du non-respect des règles de beaucoup de voyageurs .Sur les 300 000 Belges partis à l’étranger ces deux derniers mois, très peu ont suivi les mesures de tests et quarantaine”. Même s’il n’envisage pas encore une fermeture totale de l’aéroport, M. Verdonck prévoit des mois difficiles pour Charleroi. “On espère avoir une reprise pour cet été. Pour l’instant, nous tournons à 15 % de notre capacité, mais février devrait être pire. C’est très dur et il va falloir être créatif avec notre personnel.”

Le patron plaide aussi pour une décision uniforme de l’Europe sur ces interdictions de voyages. “C’est impératif, autrement, on va de nouveau se retrouver dans une situation où des passagers belges vont partir d’aéroports français, allemand ou néerlandais. Ceux qui pensent que les Belges ne feront pas cela sont très naïfs”. Du côté de l’aéroport de Bruxelles, on fait aussi grise mine, même si cette décision était attendue. “On va sans doute se retrouver dans une situation similaire à avril, avec entre 1 000 et 2 000 passagers par jour. Nous en sommes à 8 000 aujourd’hui, contre près de 65 000 pour un jour normal”, nous explique-t-on. Enfin les compagnies belges contactées disent analyser la situation. D’après nos informations, Air Belgium va annuler tous ses vols commerciaux, tandis que Tui fly pourrait en maintenir quelques-uns en fonction de la demande. “On ne volera certainement pas à vide”, nous explique-t-on.