Numérique : MolenGeek débarque au Maroc

L’ASBL molenbeekoise de formation et d’activation de talents numériques MolenGeek continue d’étendre ses activités à l’étranger: elle s’implantera, en novembre prochain, à Casablanca, en partenariat avec la chaîne de télévision nationale marocaine, a annoncé vendredi la directrice générale adjointe de l’ASBL, Sara Oualad. Depuis sa création en 2015, cet incubateur s’est donné pour mission d’offrir une opportunité d’embauche, de création d’entreprise ou de construction de carrière à toute personne, de tout âge, de tout genre, de tout lieu, sur base de sa motivation et sans prérequis ni certification. MolenGeek propose des formations, du co-working avec des séances d’accompagnement et de coaching, et des événements pour rester constamment à la pointe.

Invitée par la Région bruxelloise à prendre part à la mission de travail organisée au Maroc sous la férule du ministre du Commerce extérieur Pascal Smet, et du ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, la directrice adjointe de MolenGeek a annoncé vendredi l’ouverture d’une nouvelle implantation à Casablanca en novembre prochain. L’opération s’appuie sur la collaboration de la RTBF. L’idée est de s’inspirer du modèle de Charlewood, l’espace ouvert à Charleroi dans les locaux de la RTBF pour permettre aux jeunes de la région de se former aux nouvelles technologies numériques, tout en bénéficiant du savoir-faire du média public belge dans le domaine audiovisuel.

Né d’une initiative citoyenne, MolenGeek s’est rapidement révélée une success story, soutenue par plusieurs personnalités dont l’actuel Premier ministre Alexander De Croo, alors en charge de l’agenda Numérique au sein du gouvernement Michel.

À cent lieues de certains stéréotypes véhiculés à propos de la commune de l’ouest de la capitale belge et de sa population, le modèle de MolenGeek s’est exporté ailleurs en Belgique, à Anvers et Charleroi, mais aussi au-delà de nos frontières, à Amsterdam, Rotterdam et Utrecht aux Pays-Bas, et à Padoue, en Italie. En quelques années, l’incubateur a pu s’allier à autant de grands noms du domaine numérique que Google, Proximus, Facebook, Samsung ou AWS.

Selon Mme Oualad, le chiffre d’affaires de l’ASBL est à présent de deux millions d’euros par an.