High-tech

Netflix : Quel est le bilan de « Un très mauvais pressentiment » ?

Rachel et Nicky ont décidé de convoler en justes noces et la cérémonie doit être célébrée dans quatre jours dans le chalet des parents de Nicky. La série d’épouvante Un très mauvais pressentiment, produite par les frères Duffer, est diffusée sur Netflix depuis le 26 mars.


Mariés au premier regard ? Presque. Rachel et Nicky, qui ne sont ensemble que depuis quelques mois, ont décidé de se marier. Ils se dirigent vers le chalet isolé des parents de Nicky, situé dans une forêt enneigée. C’est dans ce cadre idyllique que leur union doit être célébrée dans quatre jours. Cependant, à leur arrivée, la situation ne va pas se dérouler comme prévu pour Rachel.

Ce 26 mars, la série d’horreur *Un très mauvais pressentiment*, produite par les frères Duffer (également créateurs de *Stranger Things*), fait son apparition sur Netflix. *20 Minutes*, qui a déjà répondu à l’invitation, s’efforce de ne rien dévoiler aux téléspectateurs !

« Ils nous cachent quelque chose… »

Dès les premières minutes de *Un très mauvais pressentiment* sur Netflix, la tension monte pour le spectateur. Rachel et Nicky, son futur époux, quittent Chicago. Le jeune couple se relaye au volant de sa voiture pour un long trajet sous la neige en direction du luxueux chalet des parents de Nicky, où la cérémonie est prévue dans quatre jours. À peine arrivés, Rachel remarque que quelque chose d’anormal se passe dans sa belle-famille : « Ils chuchotent, ils pleurent, ils nous cachent quelque chose », avoue-t-elle, superstitieuse, à son fiancé. Et pour cause…

Produite par les jumeaux Matt et Ross Duffer, la nouvelle série d’horreur diffusée sur Netflix depuis le 26 mars est le fruit de l’imagination d’une jeune scénariste de 29 ans, Haley Z. Boston. Déjà aux manettes de l’épisode *Le modèle* (adapté d’une nouvelle de H.P. Lovecraft) pour la série *Le Cabinet des curiosités* de Guillermo Del Toro (également sur Netflix), elle a construit son nouveau récit autour d’une idée centrale : « doit-on s’engager dans un mariage si l’on sait déjà que quelque chose ne va pas ? ». Les éléments de réponse seront révélés au fil des huit épisodes, chacun d’environ cinquante minutes, qui composent cette première saison, dont la conclusion préfigure une deuxième saison ! Elle évoquera des thèmes tels que maladie incurable, homme en larmes, âme sœur, immortalité et malédiction héréditaire… Peut-être de la paranoïa aussi ?

Des références pour l’ambiance

« C’est un mariage de bon goût, pas le *Projet Blair Witch* », clame dans un épisode le personnage de Portia, la future belle-sœur de l’héroïne. Un clin d’œil de la scénariste au faux documentaire horrifique qui a connu un grand succès en 1999. Un épisode de *Un très mauvais pressentiment* utilisera d’ailleurs cette technique pour montrer des images supposément enregistrées par caméra en 1997 ! L’intrigue prend son temps pour dérouler son conte horrifique.

Si le sang coule dans certaines scènes (avec une allusion au film *Carrie, le bal du diable* de Brian de Palma), l’atmosphère psychologique de la série aux images très sombres penche plutôt vers *Rosemary’s Baby*. Dans ce film de Roman Polanski (1968), le personnage joué par Mia Farrow suspecte ses voisins plus âgés de vouloir lui voler son bébé pour l’utiliser dans un rituel satanique…

C’est sur cette base que la showrunner Haley Z. Boston a travaillé : aucune surprise à la fin de chaque épisode, mais une pression émotionnelle constante sur l’héroïne (Camila Morrone, vue dans la série *Daisy Jones & The Six* sur Prime Vidéo). À ses côtés, Adam DiMarco incarne Nicky, le futur mari qui semble en savoir plus qu’il ne le dit, tandis que Jennifer Jason Leigh joue le rôle de la mère toxique et manipulatrice.

Faut-il se plonger dans *Un très mauvais pressentiment* ? Oui, si vous appréciez les séries à suspense, si les œuvres génératrices d’angoisse ou de malaise vous attirent, ou si vous souhaitez prendre le temps. En revanche, non, si vous recherchez une série d’horreur pure avec des images spectaculaires qui vous fera bondir de votre fauteuil. En effet, ici, l’épouvante est insidieuse et lente, s’infiltrant progressivement. Un véritable poison !