L’Union européenne interdit l’IA générative dans ses communications officielles.
Au sein du Parlement européen, de la Commission européenne et du Conseil de l’Europe, les services de presse ont l’interdiction d’utiliser des outils d’IA générative dans le cadre d’une communication officielle. Selon Thomas Regnier, porte-parole de la Commission, le but de cette décision est de « renforcer la confiance des citoyens ».

Dans le cadre du Parlement européen, de la Commission européenne et du Conseil de l’Europe, l’utilisation d’outils d’IA générative est interdite pour les services de presse, au moins dans le contexte d’une communication officielle.
Selon Thomas Regnier, porte-parole de la Commission, cet interdiction vise à « renforcer la confiance des citoyens ». Si cette intention est appréciée, certains au sein de l’Union auraient préféré une approche moins stricte.
Walter Pasquarelli, conseiller pour l’OCDE et chercheur sur les contenus générés par l’IA à l’université de Cambridge, résume la pensée générale : « une utilisation responsable vaut mieux que l’abstinence ».
L’interdiction de l’IA générative dans les institutions européennes est-elle la bonne décision ?
Il est hors de question de suivre l’exemple des États-Unis, où le président Donald Trump n’hésite pas à partager une fausse photo de lui-même en tenue papale sur son réseau social. Pourtant, certaines voix plaident pour une position intermédiaire concernant l’usage officiel de l’IA en Europe.
« En refusant simplement de s’engager sur cette voie, la Commission européenne rate une occasion de montrer l’exemple et de démontrer ce qu’est réellement une utilisation responsable et transparente de l’IA dans la communication politique », regrette Pasquarelli.
De plus, en Europe, des lois encadrent l’utilisation de l’intelligence artificielle. Parmi les obligations figure celle de signaler clairement un contenu généré par IA. Le porte-parole Thomas Regnier ajoute que les employés peuvent utiliser l’IA pour des tâches telles que l’amélioration de la qualité d’une image. Comme souvent, le problème réside non pas dans la technologie elle-même, mais dans son utilisation.

