L’OMC à la rescousse de… la frite belge

La Commission européenne a lancé une procédure en différend auprès de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) à l’encontre de la Colombie, qui applique des taxes jugées excessives sur les frites surgelées provenant de Belgique, d’Allemagne et des Pays-Bas, a-t-elle annoncé lundi.

« J’ai demandé à la direction générale du Commerce (de la Commission européenne) de lancer le plus rapidement possible une procédure en différend à l’OMC vis-à-vis de la Colombie, qui depuis novembre 2018 impose des droits anti-dumping sur les frites surgelées de Belgique, des Pays-Bas et d’Allemagne. Ces tarifs injustifiés portent atteinte aux entreprises européennes« , a indiqué Cecilia Malmström, la commissaire en charge du Commerce, en marge de la présentation d’un rapport sur les accords commerciaux de l’UE.

La commissaire suédoise assure que la Commission a fourni « des efforts considérables » ces deux dernières années pour prendre contact avec les autorités colombiennes, mais que ces efforts sont restés « sans réponse« .

C’est la Belgique qui avait mis ce dossier sur la table du Conseil en novembre dernier, rapidement soutenue par La Haye et Berlin.

La Colombie est le troisième pays, après l’Afrique du Sud puis le Brésil, à avoir mis en place de telles mesures protectionnistes contre la Belgique, selon l’association belge des professionnels de la pomme de terre, Belgapom.

La production belge de pommes de terre transformée est d’environ 4,6 millions de tonnes par an, dont 90% partent à l’exportation.