L’œil du marché : « Les investisseurs continuent d’adopter une attitude attentiste » (Mise à jour)

La Bourse de Paris gagnait 0,54 % peu après l’ouverture dans l’attente d’un discours du président de la Réserve fédérale américaine, tandis que les craintes des investisseurs sur le marché obligataire s’apaisaient un peu. L’indice vedette CAC 40 prenait 30,93 points à 5.798,37 points vers 09H20, au lendemain d’un recul de 0,11 %.

Vers 9H50 (8H50 GMT), la Bourse de Paris gagnait 0,15 % et la Bourse de Londres 0,32 %. Seul la Bourse de Francfort continuait un peu à broyer du noir en lâchant 0,45 %, tandis que le Bel 20 de la Bourse de Bruxelles était affiché à 3 810.37 points.

Au centre des préoccupations comme depuis plusieurs séances, le marché obligataire, reflet des anticipations d’inflation. Le taux d’intérêt à dix ans sur la dette française évolue à -0,05 %, au plus haut depuis la mi-2020, poussé par le taux américain qui atteint lui ses plus hauts niveaux en un an.

« Les investisseurs continuent d’adopter une attitude attentiste face aux données clés de l’Europe et des États-Unis, les niveaux d’inflation étant au centre de toutes les discussions économiques », signale Pierre Veyret, analyste pour ActivTrade.

Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau a tenté d’éteindre l’incendie lundi, affirmant qu’il n’y a « aucun risque de surchauffe » inflationniste en Europe, la remontée des taux longs ne devant pas selon lui toucher le Vieux continent.

Cette surchauffe de l’économie est davantage crainte aux Etats-Unis où un plan de relance massif de l’économie est dans les tuyaux.

« La question des taux longs continue de tarauder les marchés », souligne Hervé Goulletquer, stratégiste pour LBPAM, ce qui explique les fortes attentes suscitées par la prise de parole, dans la journée de mardi, du président de la Fed Jerome Powell devant le Sénat américain puis le lendemain devant la Chambre des représentants.

La Banque centrale américaine « a fait de gros efforts pour réduire les attentes d’une hausse de taux d’intérêt à court terme, donnant l’impression qu’elle ignorerait les pics d’inflation », analyse Michael Hewson, analyste en chef pour CMC Markets UK.

Côté européen, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a calmé le jeu lundi en assurant que l’institution de Francfort suivait « de près l’évolution des rendements des obligations nominales à long terme » Le gouverneur de la Banque de France François, Villeroy de Galhau, a lui estimé qu’il n’y avait « aucun risque de surchauffe » inflationniste en Europe.

Du côté des indicateurs, le taux de chômage au Royaume-Uni est monté à 5,1 % lors des trois mois achevés fin décembre contre 5,0 % fin novembre à cause du virus.