Les principales places boursières européennes lésées par le virus chinois, le Bel 20 résiste

Les principales places boursières européennes n’ont pas été épargnées par le virus chinois et ont terminé tout comme Wall Sreet a ouvert ce mardi : dans le rouge.

  • La Bourse de Londres a terminé en baisse de 0,53%, en raison de la fermeté de la livre sterling et des craintes entourant la propagation du nouveau virus en Asie.

A la clôture, l’indice FTSE-100 des principales valeurs a perdu 40,74 points à 7.610,70 points.

Le marché britannique a débuté la séance en forte baisse dans le sillage de l’Asie, avant de limiter un peu la casse au fil de la journée.

« Il n’est encore possible de savoir si les craintes sur le coronavirus en Chine commencent déjà à se dissiper ou s’il restera l’une des préoccupations du marché dans les prochaines semaines », souligne Connor Campbell, analyste chez Spreadex.

Ce nouveau virus semblable au SRAS, qui a provoqué la mort de six personnes en Chine, pèse sur les marchés qui ont déjà accusé le coup la veille après la révision en baisse des perspectives de croissance mondiale par le FMI.

Enfin, le marché britannique a été entravé par la hausse de la livre sterling dans la foulée de statistiques confirmant la solidité du marché de l’emploi britannique.

  • La Bourse de Paris a fini également dans le rouge (-0,54%), parvenant toutefois à limiter ses pertes après un début de séance compliqué en raison des craintes autour de la propagation d’un nouveau virus en Chine.

L’indice CAC 40 a perdu 32,5 points pour terminer à 6.045,99 points, dans un volume d’échanges modéré de 3,05 milliards d’euros. La veille, il avait fini en recul de 0,36%.

La cote parisienne a débuté et terminé en recul après avoir ponctuellement creusé ses pertes au début des échanges.

« Nous sommes repassés sous les 6.000 points en début de séance, ce qui est essentiellement lié à une mauvaise séance en Asie avec des performances globalement mauvaises pour les indices » de la région, a souligné auprès de l’AFP Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque.

« C’est le risque autour du coronavirus en Chine qui a réveillé un petit peu les souvenirs d’une épidémie qui a eu lieu en 2003 et qui avait causé la mort de 800 personnes. »

De nombreux pays d’Asie ont renforcé mardi leurs contrôles face à la propagation du nouveau virus semblable au Sras, qui a déjà provoqué la mort de six personnes en Chine et fait craindre une crise sanitaire mondiale.

« Tous les secteurs qui sont exposés, que ce soit l’aéronautique dans une certaine mesure mais surtout le luxe, ont tiré les marchés vers le bas », a relevé M. Tuéni.

La révision à la baisse des objectifs de la banque suisse UBS a aussi pesé sur l’ensemble du secteur bancaire européen, a ajouté le spécialiste.

Mais le marché a « très vite renoué avec les 6.000 points », faisant preuve, comme souvent, « d’une résistance à toute épreuve », selon lui, même s’il « faut se méfier de cette multiplication des petits trous d’air où l’on perd un peu moins de 1% » et qui peuvent à terme déboucher « sur un mouvement un peu plus violent ».

Nous avons aussi eu « des éléments un petit peu plus positifs avec l’apaisement sur la taxe Gafa notamment », a estimé M. Tuéni.

Une source diplomatique française a fait état lundi d’un accord entre Emmanuel Macron et Donald Trump pour prolonger « jusqu’à la fin de l’année » les discussions sur la taxation des grands groupes du numérique, défendue par Paris, mais qui fâche Washington.

Les investisseurs suivaient également le Forum économique de Davos où le président américain Donald Trump a fustigé les « prophètes de malheur » du climat, sous les yeux de la jeune militante Greta Thunberg, qui a répété qu’il était temps de « paniquer ».

Du côté des indicateurs, le baromètre ZEW de la confiance des milieux financier s’est de nouveau amélioré en janvier pour atteindre son plus haut niveau depuis juillet 2015.

  • La Bourse de Francfort a fini proche de l’équilibre (Dax:+0,05%), après avoir passé la majeure partie de la séance dans le rouge, pénalisée par les inquiétudes suscitées par l’expansion d’un nouveau virus en Chine.

L’indice vedette a gagné 6,9 points sur la séance pour finir à 13.555,87 points, se rapprochant sur la pointe des pieds de son record vieux de deux ans, à 13.597 points, tandis que le MDax des valeurs moyennes a de son côté cédé 0,15% à 28.767,96 points.

Le nouveau type de coronavirus en Chine est « un nuage sur un ciel boursier bleu vif », a illustré Jochen Stanzl, analyste chez CMC Markets.

Reste que le risque existe d’une « plus longue période de mauvais temps sur les marchés financiers » car « les conséquences économiques (de cette épidémie) pourraient être énormes », ajoute-t-il.

Le marché n’a guère réagi à la nouvelle amélioration du moral des investisseurs allemands en janvier pour atteindre son plus haut niveau depuis juillet 2015, signe d’un retour de la confiance des marchés après l’accord commercial sino-américain, selon le baromètre de l’institut ZEW publié mardi.

Chez nous, le BEL 20 se présentait en légère hausse mardi en fin d’après-midi alors que ses voisins européens restaient légèrement négatifs. Toujours soutenu par Galapagos (217,80), en hausse de 2,64%, notre indice de référence devait se distinguer grâce à une avance 0,15 % en terminant à 4.018,85 points avec 11 de ses éléments en hausse. Sofina (212,00) ne gagnait plus que 0,95 %, dépassée par Telenet (40,86) qui gagnait 1,59 % dans un secteur où Proximus (25,28) s’appréciait de 0,12 % alors qu’Orange Belgium (19,58) reculait de 1,61 %.